Le réalisateur Arnaud Desplechin signe un polar très attendu, Roubaix, une lumière, qui sort en salles ce mercredi. Il revient sur la genèse de ce film noir au micro d’Anna Sigalevitch.

Le cinéaste et réalisateur Arnaud Desplechin à Cannes pendant le Festival le 23 mai 2019.
Le cinéaste et réalisateur Arnaud Desplechin à Cannes pendant le Festival le 23 mai 2019. © AFP / MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY

Arnaud Desplechin s’est fait un nom dans le cercle du cinéma d’auteur français avec ses films pétris de références littéraires. Enfant de la Croisette cannoise, il est révélé par son long-métrage Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle) qu’il fabrique en 1996. Le long-métrage bouleverse les codes de la comédie d’appartement avec un chassé-croisé baroque de relations amoureuses, un badinage à la fois populaire et érudit. Cinéaste du sentiment, Arnaud Desplechin multiplie les scènes et compile les rebondissements, sans jamais perdre l’intensité de chaque plan. Il soigne ses mises en scène de manières délicates et ses  indications corsetées permettent aux acteurs d’approfondir leur jeu. Très attaché à ses interprètes, en particulier féminines, privilégiant les focales resserrées, il expose la beauté crue des visages, capte la violence subtile des émotions. De films en films, ses personnages se réinventent dans un réseau romanesque, tandis que le cinéaste interroge sa propre capacité de création face à l’écoulement du temps. Celui qui refuse d’être appelé réalisateur, mais « fabricant de films », se plonge dans chacune de ses œuvres, qui le forgent lui-même tout autant qu’il les travaille.

« Mon métier m’interdit d’avoir un jugement sur les gens. Mon travail est plutôt d’essayer de les comprendre. »

Pour son nouveau film Roubaix , une lumière, sur les écrans le 21 août, il revient dans sa ville natale, dont il livre un portrait glacial et sensible. Inspiré d’un fait divers datant de 2002, ce polar met en scène le meurtre d’une femme âgée, dont deux de ses voisines sont accusées, interprétées par Léa  Seydoux et Sara Forestier. Ce drame brumeux retrace ainsi le quotidien éprouvant du commissaire Daoud, interprété par Roschdy Zem, un enfant du pays et un homme loyal. 

Dans le journal de la culture du mardi 20 août : 

  • La 44e édition du festival de Quatuors du Luberon bat son plein : cette année, les femmes compositrices et interprètes sont à l’honneur, dans une série de concerts qui courra jusqu’à dimanche ! 
  • Cap sur le Cantal avec le Festival international de théâtre de rue d’Aurillac, qui s’ouvre demain ! Près de 700 compagnies s’y pressent chaque année, pour l’un des plus grands rendez-vous internationaux des arts de la rue. 
  • Une édition algérienne pour un festival breton : le festival de cinéma de Douarnenezpropose toute cette semaine une sélection de documentaires et de fictions dédiées à l’Algérie, un pays en pleine mutation. 

Programmation musicale : 

  • Sha la la, Ala.ni
  • Heroes, David Bowie
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