L’écrivain signe un texte autobiographique, Extérieur Monde, dans lequel il revient sur les périples et les rencontres qui l’ont forgé. Au micro d’Anna Sigalevitch, il décrit la trajectoire d’une vie hors du commun.

Portrait de l'écrivain Olivier Rolin le 14 octobre 2017.
Portrait de l'écrivain Olivier Rolin le 14 octobre 2017. © AFP / Leonardo Cendamo / Leemage

Monté sur des semelles ailées, Olivier Rolin a multiplié les voyages au cours de sa longue carrière de journaliste. Des pays traversés, des visages observés, il a tiré des récits au confluent de la fiction du reportage. Dans ces épopées humaines, il croque le portrait de personnages dans leur temps, et esquisse par leur histoire un panorama subtil du monde contemporain. Observateur aguerri, ce navigateur passionné n’hésite pas à faire escale en lui-même pour livrer des récits intimes. Ancien membre de la Gauche Prolétarienne maoïste, l’écrivain a essuyé des désillusions politiques qu’il cherche à évacuer par une écriture ironique et distante, allergique à toute certitude assise. Du romantisme au baroque, il n’a de cesse d’explorer les formes et les psychologies dans une œuvre riche et onduleuse.

« Je voudrais affirmer ici que les écrivains ne sont pas forcément passéistes, mais que le passé, leur propre passé, ce qui est arrivé, ce qu’ils ont vu, connu, les modes de vie, les gens qu’ils ont croisé, que tout ce qui devrait mourir avec eux [….], que tout ce qui mourra avec moi, justement ne mourra pas avec moi… La grand-mère de Proust n’est pas morte avec Proust, etc. Nous sommes tournés vers le passé sans être passéistes. Nous sommes anachroniques sans être des fossiles. »

L’écrivain baroudeur inaugure la rentrée littéraire avec Extérieur monde, un récit qui paraîtra aux éditions Gallimard le mercredi 29 août. Dans ces carnets de voyage, il tient la barre d’un souvenir à l’autre. Au fil des rencontres et des lectures, l’auteur livre une cartographie poétique, à l’intersection de l'intime et de l’étranger. 

Anna Sigalevitch rencontre également Stéphane Demoustier qui réalise La Fille au bracelet, un drame judiciaire à la mise en scène orchestrée avec brio à retrouver sur les écrans le 5 février 2020. Présenté au festival d’Angoulême, le film rassemble Chiara Mastroianni, Roschdy Zem sans oublier la sœur du réalisateur, Anaïs Demoustier. Inspiré d’un fait divers, le long-métrage plonge dans la vie d’un couple éperdu, dont la fille est accusée du meurtre de sa meilleure amie. Il détaille les non-dits et les doutes au sein des relations familiales à la table du Mag de l’Eté. 

Programmation musicale : 

  • Will I get off easy, Lee Fileds feat. The Expressions
  • Così fan tutte : Soave sia il vento (Acte I), Mozart
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