A l’occasion de la sortie de « 120 battements par minute », Nelly Kaprièlian reçoit Didier Lestrade et Elisabeth Lebovici. En salle également, « Les proies » de Sofia Coppola.

Didier Lestrade
Didier Lestrade © AFP / Lionel Bonaventure

120 battements par minute de Robin Campillo est surement l’un des films les plus attendus de la rentrée. Très remarqué au festival de Cannes cette année, il a reçu le Grand Prix du Jury, présidé, cette année, par Pédro Almodovar. Le film raconte l'histoire de l'association activiste Act Up, pilier de la lutte contre le sida en France. A l’occasion de sa sortie en salle aujourd’hui, Le Mag de l’été reçoit Didier Lestrade, l’un des trois fondateurs de l’association. Il réédite son livre Act Up, une histoire publié en 2000 aux éditions Denoël.

Le parcours très militant d'Act up

Fin des années 80, les associations de lutte et de prévention se créent, alors que le sida, virus mortel, contamine et décime à travers le monde. Auc côtés d’Aides ou Arcat, Act Up se distingue très vite par son militantisme coup de poing et son mode d’action très terrain. Conscient que la lutte contre le sida est avant tout un combat contre la montre, les actions choc se multiplient pour alerter la population, provoquer les politiques, bousculer la médecine ou encore mettre la pression aux laboratoires pharmaceutiques. Au-delà de ce militantisme de rue, Act Up-Paris est un lieu de vie où militants et malades se retrouvent pour s’exprimer, échanger, dialoguer, organiser la lutte. Un lieu pour prévenir, guérir, accueillir, écouter, donner de l’espoir. Act Up est une histoire faite d’hommes et de femmes, d’homosexuels et d’hétérosexuels, de séropositif et de séronégatifs qui se rencontrent et se soudent autour d’un but commun : lutter contre la maladie. Didier Lestrade nous raconte le militantisme, les rencontres, les disparus, la maladie, le combat.

D’après le dernier rapport de l'Onusida, le programme de coordination de l'ONU contre le sida, en 2016, toutes les 17 secondes une personne s’est faite infecter par le VIH dans le monde. 36,7 millions de personnes vivent avec et un million de personnes en sont mortes en 2016.

Retour sur le militantisme homosexuel avec Elisabeth Lebovici

A ses côtés, Nelly Kaprièlian reçoit Elisabeth Lebovici qui a publié en mai 2017 Ce que le sida m'a fait - Art et activisme à la fin du XXe siècle, avec l"Association des amis de la Maison Rouge. Elisabeth Lebovici est une historienne de l’art et journaliste. Militante des droits homosexuels, elle revient, dans son livre, sur le militantisme des années 80-90 mais sous l’angle de l’art. L'historienne et critique fait émerger dans son livre les liens entre art et activisme durant les « années sida ». Elle rend visible l’impact profond qu’a eu le sida sur l’ensemble de la société, notamment l’expression artistique de l’époque.

Dans une deuxième partie, entretien avec Sofia Coppola qui revient cette année avec Les proies présenté à Cannes lors de la 70ème édition du festival et qui remporte le Prix de la mise en scène. En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d'un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu'elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l'atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu'à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.

Pour la séquence coup de cœur, nous aurons le plaisir d'avoir Juliette Armanet au téléphone en fin d'émission qui nous parlera de son coup de cœur de l’été : Lust for Life, le dernier album de la chanteuse Lana Del Rey...

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