L’écrivain français Simon Liberati signe chaque semaine dans le magazine Grazia des portraits de femmes inspirantes et subversives. Il raconte à Leïla Kaddour-Boudadi sa fascination pour les icônes féminines contemporaines.

Simon Liberati
Simon Liberati © AFP / JOËL SAGET

Il a longtemps été l’une des grandes plumes du magazine mensuel masculin FHM, puis a hérité du titre « rédactrice en chef » de Cosmopolitan au début des années 2000. Cet été, le journaliste et écrivain Simon Liberati propose dans Grazia les portraits décalés des femmes les plus iconiques de la pop culture. Sa chronique « Héroïnes modernes » a déjà mis à l’honneur la chanteuse Madonna, « kabbaliste italo-américaine », la « rebelle des podiums » Kate Moss, ou encore la femme d’affaires et influenceuse Kim Kardashian qu’il prédit future Présidente des Etats-Unis. Des portraits atypiques dont il livre les clés d’écriture à Leïla Kaddour-Boudadi. 

Simon Liberati est fasciné de longue date par des figures féminines mythiques, controversées, décadentes. En 2011, il publie Jayne Mansfield 1967 (Grasset) et reçoit le prix Femina pour ce récit de la vie de l’alter-ego de Marylin Monroe, son pendant plus ténébreux au destin tragique. Avec Eva publié en 2015 aux éditions Stock, il rend hommage à la femme fascinante qui partage sa vie, Eva Ionesco, actrice et réalisatrice au passé sulfureux qui vit pourtant dans la réticence à tout scandale. Elle qui se révèle vulnérable lui permet aussi de s’extraire d‘une spirale d’addictions dans lequel il s’était engouffré après les succès de ses premiers livres, Anthologie des apparitions (Flammarion, 2004) et L’Hyper-Justine (Flammarion, 2009), romans d’inspiration sadienne qui explorent les dédales des nuits d’alcool et de corruption. Dans California Girls, publié aux éditions Grasset en 2016, il revient sur le mystère épais des massacres commis par les jeunes adolescentes de la secte du gourou américain des années 1970, Charles Manson.

Si Simon Liberati écrit à présent reclus dans le calme d’une maison de campagne, il n’a pas pour autant délaissé ses thèmes de prédilection, les liaisons dangereuses et les pactes faustiens. Dans son dernier roman Occident, publié en 2019, il croque le parcours d’un peintre aux techniques anachroniques, inspirées du XVIe siècle, qui oscille entre le charme d’une femme fatale et tentatrice, Popée, et la douceur de sa muse salvatrice Emina. Dans cette valse entre deux amours, il traverse en Occident en déliquescence et se présente presque comme un double de l’auteur, qui s'est lui-même essayé à la peinture et qui continue à en tirer une grande inspiration pour ses livres. Un parcours littéraire et artistique qu’il raconte à la table du Mag de l’Eté. 

Dans l’agenda de la culture du mercredi 24 juillet 2019

  • Le cinéaste iranien Mohammad Rasoulof a été condamné à un an de prison ferme pour "atteinte à la sécurité" de l'Etat et interdit de créer pendant deux ans à sa sortie. Il avait remporté le Prix Un Certain Regard à Cannes en 2017 pour son film Un homme intègre
  • Juliette Binoche à l’honneur ce soir sur Arte ! Une soirée spéciale lui est dédiée : au programme le film Rendez-vous d’André Téchiné à 20h55 et Copie conforme, d’Abbas Kiarostami.
  • Dans le cadre de son « Eté des séries », Le Monde raconte l’acteur et réalisateur américain A Pacino. Une série de six épisodes, qui retrace son parcours à travers six films cultes.
  • Au cœur du quartier de Passy, dans le XVIe arrondissement parisien, la maison d’Honoré de Balzac a rouvert ses portes hier après quelques travaux. Dans son cabinet de travail, l’écrivain y a corrigé l’ensemble de La Comédie Humaine

Poésie

Caroline Gillet, que vous retrouverez à la rentrée tous les samedis dans Foule continentale, lit un extrait d’Autoportrait d’Edouard Levé, publié aux éditions P.O.L. en 2005.  

Programmation musicale

  • Fille de personne, Hubert Lenoir
  • Fu-gee-la, The Fugees
Les invités
Programmation musicale
  • HUBERT LENOIRFille de personne2018
  • FUGEESFu-gee-la (Refugee camp global mix) (Bonus track)1996
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