Nos critiques ont-il aimé "Sicario : la guerre des cartels" de Stefano Sollima, "Un couteau dans le cœur" de Yann Gonzales, "Dogman" de Matteo Garrone, "Le dossier Mona Lina" d'Eran Riklis, "Joueurs" de Marie Monge, "Tully" de Jason Reitman

C'est l'été... Rendez-vous dans les salles obscures pour échapper à la canicule - mais pour voir quoi ? Ecoutez les conseils de nos critiques…
C'est l'été... Rendez-vous dans les salles obscures pour échapper à la canicule - mais pour voir quoi ? Ecoutez les conseils de nos critiques… © Getty / George Pachantouris

Pour en débattre, Jérôme Garcin s'est entouré de Sophie Avon (Sud-Ouest), Eric Neuhoff (Figaro), Xavier Leherpeur (7ème Obsession) et Jean-Marc Lalanne (Les Inrockuptibles) 

« Sicario : la guerre des cartels », Stefano Sollima

Trois ans après l’excellent Sicario de Denis Villeneuve, voici Sicario : la guerre des cartels, signé cette fois Stefano Sollima, le réalisateur italien de Suburra. C’est toujours scénarisé par Taylor Sheridan et toujours avec Benicio del Toro et Josh Brolin, mais cette fois sans Emily Blunt.  

Après avoir affronté le cartel de Juárez, nos deux tueurs à gages, nos deux sicaires sont à nouveau envoyés près de la frontière américano-mexicaine chère à Trump, une région aux mains des trafiquants de drogues. Ils doivent cette fois mettre la main sur un ancien ponte de cartels qui est en lien avec des terroristes islamistes. Une opération orchestrée dans l'ombre par la CIA. 

L’épisode 3 est déjà en route... 

7'25

"Sicario : la guerre des cartels" de Stefano Sollima : les critiques du Masque et la Plume

« Un couteau dans le cœur », Yann Gonzales

Un couteau dans le cœur était en sélection officielle et en compétition à Cannes, d’où il est revenu bredouille. 

Avec Vanessa Paradis, très peroxydée, dans le rôle d’Anne Parèze, une productrice alcoolo de films porno gay, genre De sperme et d’eau fraîche, dans le Paris de la fin des années 70. Pour regagner le cœur de sa compagne et monteuse Loïs qui l’a larguée (Kate Moran), Anne va s’employer à produire un film plus ambitieux qui serait réalisé par son ami Archibald (Nicolas Maury, tout aussi peroxydé que Paradis). Mais c’est compter sans l’apparition d’un dangereux psychopathe qui porte un masque de Belphégor et s’en prend à tous les acteurs X avec un objet très contondant, une sorte de godemiché à cran d’arrêt... 

Ça oscille entre le grand-guignol, la potacherie queer et le pastiche de Dario Argento... 

8'41

"Un couteau dans le c½ur" de Yann Gonzales : les critiques du Masque et la Plume

« Dogman », Matteo Garrone

Dogman, en compétition à Cannes, qui a valu à son acteur, l’étonnant Marcello Fonte, un Calabrais de 39 ans jusqu’alors inconnu au bataillon, le Prix d’Interprétation Masculine

Dans ce film du réalisateur de Gomorra, inspiré d’un fait divers survenu en 1988, cet ancien squatteur d’un cinéma désaffecté au physique moitié-Buster Keaton moitié Luis-Rego, incarne Marcello. Toiletteur pour chiens, shampouineur de pitbulls, papouilleur de molosses (un d’entre eux manque le bouffer), Marcello, alias Marcé, est tout ce qu’il y a de gentil. 

Seulement voilà, cet homme divorcé et père d’une fille qu’il adore, va être harcelé par un voisin délinquant, une brute épaisse au crâne rasé et qui plus est accro à la coke (Edouardo Pesce) dont on comprend vite qu’il va l’entraîner dans les plus mauvais coups

6'37

"Dogman" de Matteo Garrone : les critiques du Masque et la Plume

« Le dossier Mona Lina », Eran Riklis

Le dossier Mona Lina, de l’Israélien Eran Riklis, à qui on doit La fiancée syrienne et Les Citronniers. Avec la toujours belle Golshifteh Farahani, qui a le visage recouvert de sparadrap et le crâne caché sous une bande Velpeau. L’actrice iranienne incarne ici Mona, une chrétienne libanaise que le Hezbollah soupçonne de travailler pour Israël. Elle est donc menacée et le Mossad s’empresse de lui faire quitter Beyrouth, où elle laisse un jeune fils et un compagnon dont on ne découvrira l’identité qu’à la fin et l’exfiltre en Allemagne. Grâce à la chirurgie esthétique, il la rend méconnaissable et la cloître dans un appartement, à Hambourg, sous la protection d’un agent israélien, Naomi (c’est Neta Riskin). 

Ce huis clos réunit deux jeunes femmes que tout oppose et que tout menace. Mention spéciale à l’impénétrable et très expressive Neta Riskin, et au décorateur, qui a fait de cet appartement allemand aux rideaux fermés un concentré de Moyen-Orient.

4'05

"Le dossier Mona Lina" d'Eran Riklis : les critiques du Masque et la Plume

« Joueurs », Marie Monge

Joueurs, le premier film de Marie Monge, qui était présenté à la Quinzaine, avec Stacy Martin (la Anne Wiazemsky du « Redoutable »), Tahar Rahim (le Judas de « Marie-Madeleine »), Bruno Wolkowitch et  Karim Leklou. Et Stacy Martin, c’est Ella, qui tient un restaurant familial où elle engage comme serveur Abel (Tahar Rahim). Abel est un escroc doublé d’un joueur, qui connaît tous les tripots clandestins de Paris. Evidemment Ella est conquise. Le couple de Bonnie and Clyde au petit pied va mal tourner. On sent, en creux, l’influence de Jacques Audiard dans ce film où se mêlent l’addiction amoureuse et la pathologie du jeu...

2'28

"Joueurs" de Marie Monge : les critiques du Masque et la Plume

« Tully », Jason Reitman

Ce film américain du Canadien Jason Reitman est scénarisé par Diablo Cody

Pour la deuxième fois après Jeune adulte, il s’est offert Charlize Théron (il est vrai qu’elle coproduit) pour incarner Marlo, une mère surmenée qui vient d’accoucher de son troisième enfant et à qui son frère, Craig (Mark Duplass) va adjoindre, pour la soulager de ses douloureuses montées de lait et de sa déprime postpartum, une baby-sitter de nuit géniale : elle s’appelle Tully et elle est jouée par Mackenzie Davis. Elle s’occupe aussi bien des enfants que de la maman.   Avec Ron Levingston, dans le rôle du brave mari qui trime mais n’aide en rien, il préfère les jeux vidéo... 

7'08

"Tully" de Jason Reitman : les critiques du Masque et la Plume

« Au poste ! », Quentin Dupieux

Une comédie totalement loufoque, totalement belge et totalement brève (1h13) de Quentin Dupieux avec Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig, Orelsan, Anaïs Demoustier. 

Après la poursuite d’un chef d’orchestre en slip rouge sur une pelouse verte, on assiste à une garde-à vue où le commissaire Poelvoorde et son adjoint borgne (Marc Fraize) mettent à la question un certain Fugain (Grégoire Ludig). On retrouve l’absurde du cinéma de Blier...

5'37

"Au poste !" de Quentin Dupieux : les critiques du Masque et la Plume

Les conseils

  • Jean-Marc Lalanne : reprises de 6 films de Dario Argento (L’Oiseau au plumage de cristal, Le Chat à neuf queues, Les Frissons de l’angoisse, Suspiria, Phenomena et Opera).
  • Eric Neuhoff : un DVD, Profession Reporter, de Michelangelo Antonioni (Carlotta).
  • Xavier Leherpeur : Parvana, de Nora Twomey.
  • Sophie Avon : L'Ile au trésor, de Guillaume Brac. Et un documentaire, L'Empire de la perfection, de Julien Faraut.
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