Sous le crible de nos critiques : "À cause des filles" de Pascal Thomas, "Les Estivants" de Valérie Bruni-Tedeschi, "La dernière folie de Claire Darling" de Julie Bertuccelli, "My Beautiful Boy" de Felix von Groeningen, "Si Beale street pouvait parler" de Barry Jenkins…

Qu'aller voir au cinéma cette semaine ?
Qu'aller voir au cinéma cette semaine ? © Getty / EVOK/B.Price

Pour en débattre : Sophie Avon (Sud-Ouest), Jean-Marc Lalanne (Les Inrockuptibles), Michel Ciment (Positif) et Eric Neuhoff (Le Figaro). 

DOSSIER | Les films à l'affiche avec les critiques du Masque & la Plume.

« À cause des filles », de Pascal Thomas 

Cinq ans après Valentin, Valentin, Pascal Thomas signe A cause des filles ?,  avec José Garcia, Marie-Josée Croze, Audrey Fleurot, Louis-Do de Lencquesaing, Rossy de Palma, Irène Jacob, Laurent Lucas, Pierre Richard, Barbara Schulz, Bernard Ménez, notre François Morel et même Frédéric Beigbeder : il joue ici le marié qui, après la cérémonie dans une église du bassin d’Arcachon, s’enfuit en décapotable blanche avec une femme mystérieuse. On ignore évidemment s’il reviendra. Pour remonter le moral de la mariée abandonnée, tous les invités racontent, en gobant des huîtres, leur expérience de l’amour, ses jeux et son hasard. Du Thomas pur jus... 

4 min

"À cause des filles" de Pascal Thomas : les critiques du "Masque & la Plume"

Par France Inter

« Les Estivants », de Valeria Bruni Tedeschi 

Les estivants, un film de Valeria Bruni Tedeschi, avec Valeria Bruni Tedeschi, sa mère Marisa Borini, Pierre Arditi, Noémie Lvovsky, Yolande Moreau, Laurent Stocker, Bruno Raffaelli. 

Ça commence dans un bar parisien : avant d’aller présenter, avec son producteur (Xavier Beauvois), un projet au CNC, la cinéaste Anna est largué par son amant comédien (Riccardo Scarmarcio). Pour s’en remettre et poursuivre l’écriture de son film, Anna part pour la belle propriété familiale sur la côte d’Azur, qui ressemble au Cap Nègre des Bruni-Tedeschi. Et là, elle met en scène, comme dans une pièce de Tchekhov, ses proches et sa vie.  Il y a le fantôme de son frère Virginio, mort du sida en 2006. Sa propre mère, Marisa Borini, qui règne sur cette villégiature. Le beau-frère, Jean (Pierre Arditi), petit patron sarkozyste, qui licencie à tour de bras. Noémie Lvovsky, coscénariste du film qu’essaie d’écrire Anna et de celui que nous voyons. Mais aussi deux acteurs du Français, Laurent Stocker et Bruno Raffaelli, et encore les domestiques menés par Yolande Moreau en tête. C’est à la fois personnel et parodique. 

7 min

"Les Estivants" de Valérie Bruni-Tedeschi : les critiques du "Masque & la Plume"

« La dernière folie de Claire Darling », de Julie Bertuccelli

La dernière folie de Claire Darling, le troisième film de fiction de la documentariste Julie Bertuccelli, co-scénarisé par Sophie Fillières, d’après un roman de Lynda Rutledge, qui réunit une Catherine Deneuve aux cheveux blancs et sa fille Chiara Mastroianni, dans une très belle maison de l’Oise. 

Claire Darling (Deneuve) se réveille un matin avec la conviction qu’elle va vivre sa dernière journée. Avant de disparaître, elle se débarrasse de tous ses meubles et objets de valeur, qu’elle décide de brader sur sa pelouse, à la manière d’un vide-grenier où se pressent tous les villageois. On prévient quand même sa fille, Marie (Chiara Mastroianni), qui débarque en urgence et retrouve une mère qu’elle n’a pas vue depuis vingt ans et qui perd la tête. La mise en place du film est assez touchante. C’est après que ça se gâte...    

5 min

"La dernière folie de Claire Darling" de Julie Bertuccelli : les critiques du "Masque & la Plume"

« La Favorite », de Yorgos Lanthimos

La favorite, du grec Yorgos Lanthimos (prix du scénario à Cannes il y a deux ans pour Mise à mort du cerf sacré) avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz. 

On est au début du XVIIIe siècle, à la cour d’Anne d’Angleterre (Olivia Colman), dernière monarque de la maison Stuart, dont la santé est fragile et le  caractère instable. C’est son amie Lady Sarah (Rachel Weisz) qui gouverne le pays à sa place. Arrive alors une nouvelle servante, Abigail Hill (Emma Stone), dont  Lady Sarah croit faire son alliée, mais qui va devenir la favorite de la reine. Une place de confiance qu’elle ne va pas partager... C’est la guerre des femmes à la cour d’Angleterre.

7 min

"La Favorite" de Yórgos Lánthimos : les critiques du "Masque & la Plume"

Par France Inter

« My Beautiful Boy », de Felix von Groeningen 

My beautiful boy, un film américain du Belge Felix Van Groeningen (Alabama Monroe), avec Steve Carell et Timothée Chalamet. 

L’acteur  franco-américain de 23 ans, révélé par Call Me By Your Name, joue un camé, qui désespère son père. Le père, c’est David Sheff (joué par Steve Carell), un journaliste de Rolling Stones qui tombe de haut quand il découvre que son fils Nicolas, promis à un bel avenir, se drogue depuis ses… douze ans. David,  va tout faire pour sauver Nic. Le père et le fils ont chacun écrit un livre sur cette histoire vraie et Van Groeningen a mêlé les deux pour écrire ce mélo.  

5 min

"My Beautiful Boy" de Felix von Groeningen : les critiques du "Masque & la Plume"

« Une intime conviction », d'Antoine Rimbault

Une intime conviction, le premier film d’Antoine Raimbault, avec Olivier Gourmet, Marina Foïs, Laurent Lucas. 

Un film qui retrace, de manière fidèle et originale, le procès de Jacques Viguier. Rappel des faits : en 2000,  Jacques Viguier, prof de droit à la fac de Toulouse, est soupçonné d’avoir tué sa femme.  Jugé en 2009, il est acquitté, mais le procureur interjette l'appel. C’est là qu’entre en jeu, pour le deuxième procès, le ténor du barreau Eric Dupond-Moretti, joué  par Olivier Gourmet, auquel (c’est le seul personnage fictif du film) une jeune cuisinière, Nora (Marina Foïs), va apporter son soutien et même son aide logistique. Elle est persuadée de l’innocence de l’impénétrable Viguier (Laurent Lucas). Le film décrit à la fois l’enquête et le procès en appel, avec une célèbre plaidoirie de Dupond-Moretti sur « un dossier devenu un concours Lépine de l’hypothèse », qui ne contient aucune preuve de culpabilité. En mars 2010, Jacques Viguier a été à nouveau acquitté. 

6 min

"Une intime conviction" d'Antoine Rimbault : les critiques du "Masque & la Plume"

« Si Beale street pouvait parler », de Barry Jenkins

Si Beale street pouvait parler, un mélo de Barry Jenkins, le réalisateur oscarisé de Moonlight, avec KiKi Layne, Stephan James, Regina King. 

L’adaptation du roman de James Baldwin. Une histoire d’amour qui vire au drame : à Harlem, au début des années 70, Tish est enceinte de Fonny, un jeune sculpteur. Ils sont bien décidés à se marier. Mais Fonny, accusé de viol sur une Portoricaine, est jeté en prison. Tish et sa famille vont alors se battre pour faire innocenter l’homme qu’elle aime, pour dénoncer ce cas flagrant d’injustice raciale. Démonstratif et très esthétisant.

3 min

"Si Beale street pouvait parler" de Barry Jenkins : les critiques du "Masque & la Plume"

« Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu », de Philippe de Chauveron

Le film n'est pas exactement au programme du jour du Masque… mais devant les démarrage très fort que fait ce film, il est tout de même évoqué. 

2 min

"Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon dieu ?" de Philippe de Chauveron : les critiques du "Masque & la Plume"

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