Nos critiques dramatiques reviennent sur les pièces : "Le voyage de G. Mastorna" (Fellini), "La Trilogie de la vengeance" (Simon Stone), "Chanson douce" (Leïla Slimani), "La Dégustation" (Ivan Calbérac), "Le Canard à l’orange" (William Douglas Home), "Bells Spells" (Chaplin), "La mort d’Agrippine" (Bergerac).

"Le voyage de G. Mastorna" (au Vieux-Colombier)
"Le voyage de G. Mastorna" (au Vieux-Colombier) © Vincent Pontet

Autour de Jérôme Garcin : 

  • Armelle Héliot (Le Figaro)
  • Fabienne Pascaud (Télérama)
  • Jacques Nerson (L'Obs) 
  • Vincent Josse (France Inter)

« Le voyage de G. Mastorna », Fellini/Marie Rémond 

Au Vieux Colombier (jusqu’au 5 mai)

6 min

"Le voyage de G. Mastorna" : les critiques du "Masque & la Plume"

C’est un projet qu’avait Fellini en 1966, juste après Huit et demi, et que, frappé par la dépression et un conflit avec son producteur Dino de Laurentis, il n’a pas réalisé. Il n’en reste qu’une poignée d’essais tournés avec Mastroianni et un synopsis, écrit par Dino Buzzati et Brunello Rondi, qui raconte la mort, dans un accident d’avion, du célèbre violoncelliste Giuseppe Mastorna, double évident de Fellini, qui commence alors une errance dans une « ville-limbes », un voyage dans l’au-delà. 

Ce « thriller métaphysique » est mis en scène, dans un dispositif bifrontal, par Marie Rémond, avec Serge Bagdassarian, Jennifer Decker, Yoann Gasiorowski, Laurent Lafitte, Alain Lenglet, Nicolas Lormeau et Georgia Scalliet.

« La Trilogie de la vengeance », Simon Stone 

À l’Odéon-Ateliers Berthier (jusqu’au 21 avril)

8 min

"La Trilogie de la vengeance" : les critiques du "Masque & la Plume"

Un spectacle qui dure près de 4 heures, se déroule dans trois salles, où sont successivement convoqués les publics A, B et C. Et il réunit Adèle Exarchopoulos, Valeria Bruni Tedeschi, Servane Ducorps, Eye Haïdara, Pauline Lorillard, Nathalie Richard, Alison Valence et un homme, un seul, Éric Caravaca. 

La trilogie de la violence est ici élisabéthaine, puisqu’elle convoque Shakespeare, Thomas Middleton et John Ford. Les trois ayant, dixit Simon Stone, inventé une manière nouvelle de représenter la violence. Violence faite aux femmes – quand, pour se venger,  elles ne deviennent pas criminelles. Ce qu’on pourrait résumer avec ce mot de Nathalie Richard à Éric Caravaca : « Te faire du mal va peut être me faire du bien ».  

« Chanson douce », Leïla Slimani/Pauline Bayle 

Au Studio de la Comédie-Française

6 min

"Chanson douce" : les critiques du "Masque & la Plume"

Chanson douce, le deuxième roman de Leïla Slimani qui a reçu en 2016, le prix Goncourt et s’ouvre par l’épilogue, horrifique : une mère, qui a repris son activité dans un cabinet d'avocats, découvre ses deux enfants, Mila et Adam, sauvagement assassinés par leur nounou, Louise – la suite du livre racontant comment s’est constituée, dans une famille de bobos parisiens, l’archéologie de ce drame. 

Pauline Bayle (qui avait porté à la scène L’Iliade et l’Odyssée) en propose une adaptation avec Sébastien Pouderoux, Anna Cervinka et Florence Viala.

« La Dégustation », Ivan Calbérac 

Au théâtre de la Renaissance

5 min

"La Dégustation" : les critiques du "Masque & la Plume"

Une pièce de et mise en scène par Ivan Calbérac, avec Isabelle Carré, Bernard Campan, Mounir Amamra, Olivier Claverie, Eric Viellard. 

Campan, c’est Jacques, divorcé et célibataire qui tient une petite cave à vins, où débarque Hortense (Isabelle Carré), très engagée dans l’associatif et menacée de finir vieille fille, qui veut s’inscrire à un atelier dégustation. Deux personnages qu’un jeune en liberté conditionnelle, Steve, va rapprocher. Une comédie romantique pour laquelle Ivan Calbérac en appelle rien moins qu’à Lubistch...

« Le Canard à l’orange », William Douglas Home/N. Briançon

Théâtre de La Michodière

7 min

"Le Canard à l’orange" : les critiques du "Masque & la Plume"

Le Canard à l'orange de William Douglas Home, pièce de 1967, mise en scène en France en 1979 par Pierre Mondy avec Jean Poiret et Christiane Minnazzoli, et que, aujourd’hui, Nicolas Briançon veut sortir de la naphtaline. 

Avec lui-même dans le rôle de Hugh Preston, cet animateur de télé couvert de maîtresses qui, un soir, reproche à sa femme Liz (Anne Charrier) d’avoir un amant. Elle avoue d’ailleurs sa liaison avec un agent de change (François Vincentelli) avec qui elle s’apprête à partir pour Venise. Et pour ne pas la perdre, il offre à Liz de se faire prendre en flagrant délit d'adultère avec sa secrétaire (Alice Dufour), et lui propose même d'inviter son amant à passer le week-end à la maison... Cette pièce en forme de jeu d’échecs, où Hugh essaie de reconquérir sa reine n’a cessé d’avoir un succès fou.

« La mort d’Agrippine », Cyrano de Bergerac/Daniel Mesguish 

Théâtre Déjazet

6 min

"La mort d’Agrippine" : les critiques du "Masque & la Plume"

La mort d'Agrippine, l’unique tragédie écrite en 1654 par Savinien de Cyrano de Bergerac, mise en scène au Théâtre Déjazet par Daniel Mesguich, avec Sterenn Guirriec, Jordane Hess, Joelle Luthi, Sarah Mesguich, Yan Richard et Rebecca Stella. 

Une pièce sur la conspiration fomentée contre l’empereur Tibère, notamment par Agrippine qui veut venger la mort de son époux Germanicus. « Dans La mort d'Agrippine, dit Mesguich, le personnage tragique n’est pas Agrippine ; ni Séjanus, ni Tibère, ni Livilla, c’est… la croyance du spectateur. »

« Bells & Spells », Victoria Thierrée Chaplin

Théâtre de l'Atelier

2 min

"Bells Spells" : les critiques du "Masque & la Plume"

Un spectacle musical et féerique signé Victoria Thierrée Chaplin, avec Aurélia Thierrée et Jaime Martinez. Ici, les porte-manteaux marchent, les robes bougent toutes seules, les tables s'esquivent, les les murs s’ouvrent sur un couple de danseurs. C’est chaplinesque et lewiscarrolien. Et ça dure 1h10

Les conseils

  • Fabienne Pascaud : La Légende de Bornéo, par le collectif L'Avange du Doute (Théâtre de l'Atelier). Et Onéguine, d'après Alexandre Pouchkine (Théâtre Gérard Philipe).
  • Armelle Héliot : L'Equation, librement inspiré de nouvelles de Franz Kafka, Italo Calvino et d'œuvres scientifiques, de et avec Fabio Alessandrini (La Reine Blanche).
  • Jacques Nerson :  Qui a tué mon père, d'après Edouard Louis avec Stanislas Nordey (Théâtre National de Strasbourg, du 2 au 15 mai 2019).
  • Vincent Josse : Les Carnets d'Albert Camus, avec Stéphane Olivié Bisson (Le Lucernaire).

Prochain enregistrement le jeudi 18 avril au Théâtre de l'Alliance Française

Au programme des livres  avec Olivia de Lamberterie (Elle), Patricia Martin (France Inter), Jean-Claude Raspiengeas (La Croix) et Arnaud Viviant (Transfuge) 

  • « Le Nouveau », Philippe Sollers (Gallimard)
  • « La vie lente », Abdellah Taïa (Seuil)
  • « Mes bien chères sœurs », Chloé Delaume (Seuil)
  • « La chance de l’écrivain », David Lodge (Rivages)
  • « La vie secrète des écrivains », Guillaume Musso (Calmann-Lévy)

Des films avec les critiques Danièle Heymann (Bande à part), Eric Neuhoff (Figaro), Jean-Marc Lalanne (Les Inrockuptibles) et Pierre Murat (Télérama).  

  • « Blanche comme neige », Anne Fontaine
  • « Tanguy, le retour », Etienne Chatiliez
  • « Alpha-The right to kill », Brillante Mendoza 
  • « Just a gigolo », Olivier Baroux
  • « Alex, le destin d’un roi », Joe Cornish 
  • « Les grands squelettes », Philippe Ramos
  • « Raoul Taburin », Philippe Godeau 
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