Nos critiques ont-ils aimé “Une Affaire de famille”de Hirokazu Kore-eda, “Les Confins du monde” de Guillaume Nicloux, “Leto” de Kirill Serebrennikov, “Ma mère est folle” de Diane Kurys, “Pupille” de Jeanne Herry, “Marche ou crève” de Margaux Bonhomme, et “Astérix” de Louis Clichy et Alexandre Astier ?

Salle de cinéma
Salle de cinéma © Getty / Dimitri Otis

Pour en débattre, Jérôme Garcin s'est entouré de Sophie Avon (Sud-Ouest), Charlotte Lipinska (Vanity Fair), Pierre Murat (Télérama) et Xavier Leherpeur (La Septième Obsession).  

Qu'aller voir au cinéma ? Différents films passés au crible des critiques du Masque & la Plume sont à retrouver ici.

« Une Affaire de famille » de Hirokazu Kore-eda 

Palme d’Or et film Inter : Une Affaire de famille, du Japonais Hirokazu Kore-Eda, avec Lily Franky, Sakura Andô, May Matsuoka. 

Les Shibata, une famille pauvre et asociale qui vit de petits larcins et s’entasse dans un espace réduit, recueillent dans la rue une petite fille de quatre ans, une enfant battue, qui ressemble à un oisillon tombé du nid et qu’ils ramènent chez eux. Chez eux, il y a donc le père voleur à la tire, la mère qui bosse à l’usine, un fils de 12 ans, une sœur aînée qui travaille dans un peep-show, une grand-mère bougonne qui touche une petite retraite. Une famille plutôt sympathique et joyeuse, pour un film tendre, dont on ne révélera pas la seconde partie, où rien n’est si simple... 

► Retrouvez toutes les critiques sur Une Affaire de famille juste ici, ou alors écoutez-les ci-dessous ⤵

7 min

« Une Affaire de famille » de Hirokazu Kore-eda - les critiques du Masque et la Plume

« Les Confins du monde » de Guillaume Nicloux

Les Confins du monde, de Guillaume Nicloux, qui était présenté à la Quinzaine des réalisateurs, se déroule pendant la guerre d’Indochine

Le soldat Robert Tassen (Gaspard Ulliel) est le seul rescapé d’un massacre, où son unité a été décimée et où son frère a péri sous ses yeux. Massacre qui marque, en mars 1945, la riposte japonaise à la reprise en main du territoire par les Français. Robert, dont on suit la longue marche dans la jungle, n’a qu’une idée : se venger. Sur son chemin, il rencontre l’écrivain Saintonge (Gérard Depardieu), un autre soldat (Guillaume Gouix) qui rejoint son bataillon, et une prostituée indochinoise, Maï (Lang-Khê Tran), dont il tombe amoureux.

► Retrouvez toutes les critiques sur Les Confins du monde juste ici, ou alors écoutez-les ci-dessous ⤵

4 min

« Les Confins du monde » de Guillaume Nicloux - les critiques du Masque et la Plume

« Leto » de Kirill Serebrennikov

Leto (« l’été » en russe) qui était en compétition à Cannes, un film en noir et blanc de Kirill Serebrennikov, metteur en scène de théâtre et cinéaste, dont le fauteuil est resté vide pendant le festival. Il est en effet assigné à résidence en Russie par le régime de Poutine

Leto n’est pourtant pas un brûlot. C’est la biographie romancée du légendaire groupe de rock Kino. A Leningrad, pendant l’été 1981, sous l’ère Brejnev, Viktor Tsoi, joué par l'acteur coréen Teo Io, rencontre Mike Naumenko, du groupe Zoopark, et sa copine Natalia, dont les souvenirs ont inspiré ce film. 

Outre le triangle amoureux, style Jules et Jim, on assiste à la création de la salle de concert Leningrad Rock Club et à l'enregistrement du premier album de Kino, à une époque où on se passait les disques de Bowie et de Dylan sous le manteau. Viktor Tsoi allait mourir en 1990, à 28 ans, dans un accident de voiture et devenir « une icône nationale ». Prétexte pour montrer ce qu’était la scène underground sous la perestroïka

► Retrouvez toutes les critiques sur le film ici

8 min

« Leto », de Kirill Serebrennikov - les critiques du Masque et la Plume

« Ma mère est folle » de Diane Kurys

Trois ans après Arrête ton cinéma, Diane Kurys continue. Voici donc Ma mère est folle, avec Fanny Ardant et le chanteur Vianney, mais aussi Arielle Dombasle, très convaincante en femme richissime, et Patrick Chesnais, beaucoup moins en homo démodé. 

Fanny Ardant est Nina, la mère folle-dingue de Baptiste, un architecte très sage joué par le gentil Vianney. Les deux sont fâchés depuis des lustres et se réconcilier à Rotterdam, où Nina s’adonne au trafic de drogue. En route, ils embarquent un petit réfugié de l’Est...

► Retrouvez toutes les critiques du film là, ou alors écoutez-les ci-dessous ⤵

4 min

« Ma mère est folle », de Diane Kurys - les critiques du Masque et la Plume

« Pupille » de Jeanne Herry

Pupille, le deuxième film, après Elle l’adore, de Jeanne Herry, la fille de Miou Miou et de Julien Clerc, avec Elodie Bouchez, Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Olivia Côte, Miou-Miou

Le film s’ouvre dans un hôpital d’une ville du Finistère. Une étudiante vient, en urgence, y accoucher sous X. Cette mère biologique a, selon la loi, deux mois pour revenir – ou non – sur sa décision. Elle ne reviendra pas dessus. Le film raconte et décrit très précisément ce qui va se passer entre la naissance de Théo et son adoption. Avec Gilles Lellouche dans le rôle de l’assistant familial chargé, pendant cet intermède, de materner, de nourrir, de changer, bref d’élever le bébé. Et avec Elodie Bouchez (qui est audio-descriptrice dans un théâtre) dans le rôle la mère monoparentale susceptible d’adopter Théo. Dans ce service de l’aide sociale à l’enfance, il y a aussi Miou Miou, Sandrine Kiberlain, Clotilde Mollet, tout un petit groupe qui n’a qu’un objectif : offrir un avenir au nouveau-né. Instructif et émouvant.

8 min

« Pupille », de Jeanne Herry - les critiques du Masque et la Plume

« Marche ou crève » de Margaux Bonhomme  

Marche ou crève, le premier film ouvertement autobiographique, et tourné en super 16, de la photographe Margaux Bonhomme, avec Diane Rouxel, Cédric Kahn et Jeanne Cohendy. 

Une maison, dans le Vercors. La mère est partie, ou plutôt elle s’est sauvée. Elle a laissé au père, un ancien alpiniste joué par le cinéaste Cédric Kahn, le soin de s’occuper à plein temps de leur fille aînée, Manon, atteinte d’un très lourd handicap physique et mental. La fille cadette, Elisa (Diane Rouxel), a fait le choix de rester pour aider et soulager son père. Un père à qui Elisa va vite reprocher de s’être sacrifié pour s’occuper de Manon. Manon, c’est la comédienne de théâtre Jeanne Cohendy. Elle est stupéfiante dans sa manière de faire les gestes et d’exprimer la souffrance de cette handicapée. "Elle a dépassé", dit Margaux Bonhomme, "ce que j’avais imaginé possible". 

3 min

« Marche ou crève » de Margaux Bonhomme - les critiques du Masque et la Plume

« Astérix, le secret de la potion magique » de Louis Clichy et Alexandre Astier

Astérix et Obélix sillonnent la Gaule pour trouver le druide intègre à qui, après une chute en cueillant du gui, Panoramix pourrait transmettre la recette de la potion magique. Recette que Sulfurix compte bien voler... 

Avec les voix de Christian Clavier pour Astérix, de Guillaume Briat pour Obélix, de Bernard Alane pour Panoramix, de Daniel Mesguich pour Sulfurix, sans oublier les voix d’Alex Lutz,  d’Élie Semoun et de notre cher François Morel.

Toutes les critiques sur ce film à lire ici

3 min

« Astérix, le secret de la potion magique » de Louis Clichy et Alexandre Astier - les critiques du Masque et la Plume

Les conseils

L'équipe
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.