Nos critiques croisent leurs lectures des « Furtifs », Alain Damasio (La Volte); « Les Victorieuses », Laetitia Colombani (Grasset); « East Village Blues », Chantal Thomas (Seuil); « Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire », Thierry Laget (Gallimard) ; « Ombres sur la Tamise », Michael Ondaatje (L’Olivier)..

Tel un livre ouvert
Tel un livre ouvert © Getty / Gulfiya Mukhamatdinova

Vos fidèles critiques au rendez-vous : 

  • Olivia de Lamberterie (Elle), 
  • Patricia Martin (France Inter), 
  • Jean-Claude Raspiengeas (La Croix) 
  • Arnaud Viviant (Transfuge)

► LIVRE OUVERT | Toutes les différentes œuvres livresques passées au crible des critiques du Masque et de la Plume sont à retrouver ici.

" Les Furtifs ", Alain Damasio 

12 min

"Les Furtifs" d'Alain Damasio : les critques du Masque et la Plume

► Chez La Volte

C’est 15 ans après l’énorme succès de « La Horde du Contrevent » (300.000 ex),   le nouveau et volumineux roman d’Alain Damasio. Un roman dystopique et anticapitaliste, qui nous promet le pire : dans la France de 2040, la surveillance est totale, les riches écrasent davantage les pauvres et les   grandes villes sont privatisées, Paris par LVMH, Cannes par Warner et Orange par Orange. Chaque Français porte une bague où sont numérisées toutes ses données personnelles. Quant aux Furtifs du titre, ce sont les nouveaux Robin des Bois, qui réussissent à échapper au contrôle généralisé et créent des ZAG (zone autogouvernée). Tout   le roman, dont la typographie est adaptée à chaque personnage, raconte   comment un couple va tenter de retrouver sa fille unique de 4 ans, disparue un matin.. furtivement.

" Les Victorieuses ", Laetitia Colombani 

7 min

"Les Victorieuses " de Laetitia Colombani : les critiques du Masque et la Plume

Chez Grasset

Deux après « la Tresse », vendu à un million d’exemplaires, traduit dans 35 langues, et bientôt adapté au cinéma, Laetitia Colombani signe Les Victorieuses, chez Grasset. Solène, une avocate parisienne, est victime d’un burn-out après le suicide d’un de ses clients. Son psy lui conseille de s’orienter vers le bénévolat. Solène avocate devient alors Solène écrivain public, qui exerce son talent au Palais de la Femme, foyer pour femmes en détresse créé en 1926 à Paris par Blanche Peyron, capitaine de l’Armée du Salut, qui est l’autre personnage du roman. 

"East Village Blues ", Chantal Thomas 

9 min

"East Village Blues" de Chantal Thomas : les critiques du Masque et la Plume

► Au Seuil

Un récit de Chantal Thomas augmenté de photos d’Allen Weiss. Bien avant d’être la romancière des « Adieux à la reine »,  Chantal Thomas, après avoir soutenu une thèse sur le marquis de Sade sous la direction de Roland Barthes, avait découvert l’East Village au milieu des années 70. Introduite au Bonnie and Clyde’s, elle se mêle aux «parties» qui se succèdent dans les chambres du Chelsea Hotel, écoute Joan Baez et Bob Dylan, croise dans la rue quelques mythologies en chair et en os, Andy Warhol, Allen Ginsberg et William Burroughs... Evidemment, quand elle y revient en 2017, tout a changé. Et la tour jumelle où elle enseignait le français est tombée.      

" Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire ", Thierry Laget

6 min

"Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire" de Thierry Laget : les critiques du Masque et la Plume

Par Jimmy Bourquin

► Chez Gallimard

Proust, prix Goncourt, sous-titré Une émeute littéraire, chez Gallimard, de Thierry Laget. Il y a 100 ans, au lendemain de la Grande Guerre,  Proust provoqua guerre de tranchées. Le jury Goncourt s’apprêtait à couronner « Les Croix de bois », le premier roman de Roland Dorgelès, 34 ans, ancien combattant d’Argonne décoré de la Croix de guerre. Mais certains jurés, dont le monarchiste et antisémite Léon Daudet, soutenaient au contraire « A l’ombre des jeunes filles en fleurs », de Marcel Proust, 48 ans. La gauche se rangea derrière Dorgelès et la droite, derrière Proust, accusé par ses ennemis d’être un « Balzac dégénéré ». Finalement, c’est Proust qui l’emporta par 6 voix contre 4 à Dorgelès. 

"Ombres sur la Tamise ", Michael Ondaatje 

7 min

"Ombres sur la Tamise" de Michael Ondaatje : les critiques du Masque et la Plume

► Chez l'Olivier

Ombres sur la Tamise, de Michael Ondaatje, l’auteur du « Patient anglais », traduit de l’anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné, aux Editions de l’Olivier. Un roman qui s’ouvre ainsi : « En 1945, nos parents partirent en nous laissant aux soins de deux hommes qui étaient peut-être des criminels. » Rachel, 16 ans, et son frère Nathaniel, 14, sont confiés pour une année à un ami de leurs parents, lesquels doivent quitter Londres pour Singapour. Cet ami est surnommé le « papillon de nuit », et Rachel imagine qu’il fait « carrière dans le crime ». Autre mystère : la mère, Rose, censée être partie, n’a en fait jamais quitté Londres, elle surveille seulement ses deux enfants de loin. C’est Nathaniel, devenu archiviste, qui est le narrateur de cette incroyable histoire... 

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