Nos critiques ont-ils aimé : "Le Malade imaginaire" de Molière, avec D. Auteuil, "Le Misanthrope" de Molière avec P. Stein, "Fanny et Alexandre" de Bergman / J. Deliquet, "Opening Night" de Cassavetes / C. Teste, "Encore un instant", de Lacan /B. Murat, et "Le Cas Eduard Einstein", de Seksik / S. Fagadau ?

Qu'aller voir au théâtre en ce moment ?
Qu'aller voir au théâtre en ce moment ? © Getty / Todor Pungerov

Autour de Jérôme Garcin, les critiques Armelle Héliot (Le Figaro), Fabienne Pascaud (Télérama), Jacques Nerson (L'Obs) et Gilles Costaz (Politis) 

« Le Malade imaginaire », de Molière/Daniel Auteuil 

Théâtre de Paris

Le Malade imaginaire, l’ultime pièce de Molière, est mise en scène au Théâtre de Paris par Daniel Auteuil, qui joue lui-même Argan. Il se fait faire des saignées et des purges, avale tous les remèdes que lui prescrivent des médecins charlatans, rêve de marier sa fille Angélique au docteur Diafoirus et va devoir faire le mort pour découvrir la vérité sur ceux qui l’entourent, à commencer par sa femme Béline. Aurore Auteuil joue la servante Toinette, et il faut citer, dans la distribution,  Alain Doutey, Cédric Zimmerlin, Laurent Bozzi, Victoire Bélézy, Pierre-Yves Bon, Gaël Cottat, Jean-Marie Galey, Loïc Legendre et Natalia Dontcheva. Le décor est signé Jean-Paul Chambas.

« Le Misanthrope », de Molière/Peter Stein 

Théâtre Libre. Programmé jusqu’au 19 mai.

Le Misanthrope, du même Molière, monté au Théâtre libre (ex-Comédia) par Peter Stein, l’ancien patron de la Schaubühne. C’est Lambert Wilson qui incarne Alceste, cet intégriste de la vérité dont se joue la coquette et mondaine Célimène, jouée par Pauline Cheviller, dont l’atrabilaire est amoureux. Brigitte Catillon est Arsinoé, Jean-Pierre Malo est Oronte, Hervé Briaux Philinte, Manon Combes Eliante. 

« Fanny et Alexandre », d’Ingmar Bergman/Julie Deliquet 

Comédie-Française. Programmé jusqu’au 16 juin.

Autre film porté cette saison à la scène, Fanny et Alexandre, le dernier long métrage de Bergman, sorti en 1982, et dont la version scénique est cosignée Florence Seyvos, Julie Deliquet, Julie André, et la mise en scène Julie Deliquet. 

L’histoire, dans la Suède du début du XXe siècle, d'un jeune garçon, Alexandre, et de sa sœur Fanny, dont les parents travaillent dans le monde du théâtre et sont très heureux ensemble jusqu'à la mort subite du père, Oscar. Après quoi, la mère Emilie (Elsa Lepoivre) se marie avec un évêque luthérien (Thierry Hancisse), chez qui elle emménage avec ses enfants, désormais soumis à une autorité aussi stricte qu’impitoyable, avec usage du fouet et privation de nourriture. A la Comédie-Française, où Bergman fait son entrée au répertoire, Julie Deliquet a mélangé les versions romancée, télévisée et cinématographique de Fanny et Alexandre, qui sont joués par Rebecca Marder et Jean Chevalier, entourés de Denis Podalydès, Laurent Stocker, Hervé Pierre, Dominique Blanc et Florence Viala. 

« Opening Night », de John Cassavetes/Cyril Teste 

► Tournée : le spectacle sera à Lyon, aux Célestins, du 26 au 30 mars, à Annecy du 6 au 12 avril, à Nice du 24 au 27 avril, à Paris, aux Bouffes du Nord, du 3 au 26 mai et au Gymnase de Marseille du 3 au 6 juin.

Isabelle Adjani est de retour sur scène, dans l’adaptation, par Cyril Teste, de Opening Night, le film de John Cassavetes, sorti en 1977. Gena Rowlands y incarnait une célèbre actrice de théâtre qui assiste à la mort accidentelle, sous ses yeux, d’une jeune admiratrice hystérique. Elle est d’autant plus bouleversée qu’elle s’apprête à jouer une pièce où elle incarne une femme qui a perdu sa jeunesse. Terrible portrait d’une femme vieillissante qui ne supporte plus son image dans le miroir, se saoule au whisky pour oublier son âge et noyer son angoisse. Isabelle Adjani est entourée de Morgan Lloyd Sicard et Frédéric Pierrot. 

« Encore un instant », de Fabrice-Roger Lacan/Bernard Murat 

Edouard 7

Douze ans après Faisons un rêve de Guitry, Michèle Laroque et François Berléand se retrouvent sur scène dans Encore un instant, une pièce de Fabrice Roger-Lacan (Cravate Club, Chien-chien), mise en scène par Bernard Murat, dans un décor de Nicolas Sire. 

Suzanne est comédienne (Michèle Laroque), elle ne s’est toujours pas remise de la mort de son mari, metteur en scène et Pygmalion, Julien (François Berléand). Pour elle, il est toujours là. Il la conseille et la dirige quand elle reçoit le dramaturge Max (Lionel Abelanski) qui lui propose une nouvelle pièce, ou quand son jeune locataire Simon (Vinnie Dargaud) lui voue une adoration fétichiste. Le slogan de la pièce : 

En amour, il est des miracles qu'on ne peut expliquer.

« Le Cas Eduard Einstein », de Laurent Seksik/Stéphanie Fagadau 

La Comédie des Champs-Elysées

A la Comédie des Champs Elysées, Stéphanie Fagadau met en scène Le cas Eduard Einstein, un roman de l’écrivain-médecin Laurent Seksik centré sur Edouard, le fils cadet et schizophrène du génie de la physique Albert Einstein, qui était interné dans une clinique de Zürich, avec Hugo Becker dans le rôle-titre, entouré de Michel Jonasz (Albert Einstein), Josiane Stoléru (sa femme, Mileva Einstein), Pierre Benezit, Amélie Manet et Jean-Baptiste Marcenac.  

La pièce, comme le roman, se déroule de l’Allemagne des années 1930 à l’Amérique de Mc Carthy et tourne autour de cet aveu d’Einstein : 

Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution. 

Un  fils qui finira ses jours parmi les fous, dans le plus total dénuement.

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Prochain enregistrement le jeudi 21 mars

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