Nos critiques ont-ils aimé "First Man" de Damien Chazelle, "The House That Jack Built" de Lars von Trier, "Capharnaüm" de Nadine Labaki, "L’Amour flou" de Romane Bohringer et Philippe Rebbot, "Galveston" de Mélanie Laurent, "Voyez comme on danse" de Michel Blanc, "Girl" de Lukas Dhont ?

Qu'aller voir en ce moment au cinéma ? Les critiques ciné du Masque vous conseillent...
Qu'aller voir en ce moment au cinéma ? Les critiques ciné du Masque vous conseillent... © Getty / Daniel Koebe

Pour en débattre, Jérôme Garcin s'est entouré de Charlotte Lipinska (Vanity Fair), Pierre Murat (Télérama), Jean-Marc Lalanne (Les Inrockuptibles) et Xavier Leherpeur (7ème Obsession) 

Qu'aller voir au cinéma ? Différents films passés au crible des critiques du Masque & la Plume sont à retrouver ici.

« First Man », de Damien Chazelle

Le film sur Neil Armstrong du franco-américain de 33 ans Damien Chazelle, avec Ryan Gosling dans le rôle de l’astronaute qui, le premier, a posé le pied sur la lune, le 21 juillet 1969, et dont le petit pas pour l’homme a été un grand bond pour l’humanité.

Un film de 2h20, où Spielberg est crédité au générique, et dont l’ouverture donne l’impression saisissante de décoller de la terre – ça secoue. Il déroule ensuite l’histoire de cette mission Apollo 11 de la NASA, de 1961 à 1969. Mais surtout l’histoire, moins connue, de cet homme, Neil Armstrong, dont la fillette de deux ans et demi, est morte d’une tumeur au cerveau. Un traumatisme enfoui derrière le légendaire exploit. Avec, dans le rôle de l’épouse délaissée du grand homme, Claire Foy.

► LIRE l'essentiel des critiques du film au Masque & la Plume à retrouver ici

7 min

"First Man" de Damien Chazelle : les critiques du Masque & la Plume

« The House That Jack Built », de Lars von Trier : du Lars et du cochon

Le réalisateur danois nous inflige 2h35 de bouillie sanglante découpées, c’est le cas de le dire, en cinq chapitres, titrés « incidents ». On y rencontre, dans l’état de Washington, le charmant Jack (Matt Dillon), un serial-killer affligé des mêmes TOC que Lars von Trier qui construit, comme le titre l’indique, sa maison sur les cadavres de ses victimes, entreposés dans une chambre froide. Jack est un homme raffiné et méthodique qui torture avant de tuer et tient ses crimes pour des œuvres d’art. Enfant, il coupait au sécateur les pattes des canards. Aujourd’hui, il enfonce les boîtes crâniennes avec un cric, tranche les seins des femmes, tire les enfants à la carabine et leur crève les yeux, et il signe ses horreurs « Monsieur Sophistication ».

8 min

"The House that Jack Built" de Lars Von Trier : les critiques du Masque & la Plume

« Capharnaüm », de Nadine Labaki : fallait-il abuser du tire-larmes et des violons très envahissants pour nous émouvoir ?

À Cannes toujours, mais en compétition officielle où il a reçu le Prix du Jury et une standing ovation, il y avait Capharnaüm, de la Libanaise Nadine Labaki, la réalisatrice de Caramel et de Et maintenant on va où ?

Le film, tout en flash-backs, s’ouvre par le procès qu’intente un adolescent, dont l’avocate est Nadine Labaki, à ses parents pour l’avoir mis au monde. Ce garçon des faubourgs pauvres de Beyrouth, c’est Zain, 12 ans, qui a fui sa famille et va prendre sous son aile un petit réfugié éthiopien de 2 ans, Yonas, dont la mère a disparu.

► LIRE l'essentiel des critiques du film au Masque & la Plume à retrouver ici

7 min

"Capharnaüm" de Nadine Labaki : les critiques du Masque & la Plume

« L’amour flou », de Romane Bohringer et Philippe Rebbot : "Tout est vrai, mais ce n’est pas pour autant une autofiction filmée"

Le film d’un couple d’acteurs qui se sépare : Romane Bohringer et Philippe Rebbot. Ils ont deux enfants de 10 et 5 ans et décident de vivre chacun sa vie. Ils quittent leur maison commune et s’installent dans un immeuble moderne et deux appartements adjacents, reliés par une chambre-sas qui permettra aux enfants de passer de l’un à l’autre.

Romane Bohringer et Philippe Rebbot ont fait le choix en effet de tirer leur film du côté de la comédie. On sourit plus qu’on ne s’apitoie dans ce film où Romane convoque ses parents avant de se mettre au lit avec une fille, où Philippe drague Clémentine Autain, et où leur vrai chien, qui a la tête de Woody Allen, semble être le seul dépressif de l’affaire.

5 min

"L’Amour flou" de Romane Bohringer et Philippe Rebbot : les critiques du Masque & la Plume

« Galveston », de Mélanie Laurent  

Ce n’est pas à Cannes, mais au festival américain de Deauville que Mélanie Laurent a présenté son film très américain Galveston, avec Ben Foster, Elle Fanning, Lili Reinhart. C’est l’adaptation du roman de Nic Pizzolatto, qui signe d’ailleurs le scénario.

On est en 1987 à La Nouvelle-Orléans. Le petit truand Roy Cady (Ben Foster) apprend en même temps qu'il est atteint d'un cancer du poumon et que son boss l’envoie dans un traquenard. Il décide donc de s’enfuir avec l’argent de leur dernier coup. En route, il rencontre une prostituée de 17 ans, Raquel Arceneaux (Elle Fanning), qui est aussi abîmée que lui, ainsi que sa petite sœur. Ensemble, ils vont à Galveston, station balnéaire du Texas.

► LIRE l'essentiel des critiques du film au Masque & la Plume à retrouver ici

2 min

"Galveston" de Mélanie Laurent : les critiques du Masque & la Plume

« Voyez comme on danse », de Michel Blanc : c’est dur d’être une femme et c’est nul d’être un homme

Seize ans après Embrassez qui vous voudrez, l’adaptation de Vacances anglaises de Joseph Connolly, Michel Blanc, le réalisateur, rempile avec Voyez comme on danse.

Une comédie d’1h28, où l’on retrouve Carole Bouquet, Karine Viard, Charlotte Rampling, Jacques Dutronc, Jean-Paul Rouve, Michel Blanc. Jacques Dutronc, le mari de Charlotte Rampling, disparaît sans crier gare. Carole Bouquet est vegan et trouve son nouveau mec, Jean-Paul Rouve, très parano. Karin Viard est veuve et a une fille de 17 ans qui attend un enfant du fils de Jean-Paul Rouve. Etc...

► LIRE l'essentiel des critiques du film au Masque & la Plume à retrouver ici

3 min

"Voyez comme on danse" de Michel Blanc : les critiques du Masque & la Plume

« Girl », de Lukas Dhont : un film à la fois lumineux et très noir.

Le premier long métrage du belge flamand Lukas Dhont, 26 ans, surnommé à Cannes « le Xavier Dolan flamand ».

Un film transgenre présenté dans la section "Un certain regard" qui lui a valu de recevoir le prix de la Caméra d’Or. Avec l’étonnant et jeune Victor Polster (qui est élève au Ballet d’Anvers) dans le rôle de Lara, une adolescente blonde de 15 ans qui est née de sexe masculin et s'impose une discipline stricte pour devenir danseuse étoile. Lara vit avec son père, qui est très compréhensif, un frère de 6 ans, Milo – on ne sait pas ce qu’est devenue la mère - et elle attend l’opération qui fera d’elle vraiment une fille.

7 min

"Girl" de Lukas Dhont : les critiques du Masque & la Plume

Les conseils

Prochain enregistrement le mercredi 31 octobre

Autour des pièces avec les critiques Armelle Héliot (Figaro), Fabienne Pascaud (Télérama), Jacques Nerson (Obs) et Vincent Josse (France Inter). 

  • « La nuit des rois », Shakespeare/Thomas Ostermeier (Comédie-Française)
  • « Après la répétition », Ingmar Bergman/tg STAN (Bastille)  
  • « Skorpios au loin », Isabelle Le Nouvel/Jean-Louis Benoit (Bouffes Parisiens)
  • « Misery », Stephen King/Daniel Benoin (Hébertot)   
  • « Tu te souviendras de moi », F. Archambault/Daniel Benoin (Théâtre de Paris)
  • « Le prénom », Delaporte-La Patellière/Bernard Murat (Edouard 7)
  • « Je parle à un homme...», Jacques Gamblin (Rond-Point)

Autour des films avec Danièle Heymann (Bande à part), Nicolas Schaller (L’Obs), Michel Ciment (Positif) et Eric Neuhoff (Figaro). 

  • « Le Grand bain », Gilles Lellouche
  • « Silvio et les autres », Paolo Sorrentino
  • « Cold War », Pawel Pawlikowski 
  • « Bohemian Rhapsody», Bryan Singer
  • « En liberté ! », Pierre Salvadori
  • « La Tendre Indifférence du monde », Adilkhan Yerzhanov
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.