Nos critiques aiment-ils “Le Meurtre du Commandeur”, Haruki Murakami (Belfond), “Munkey Diaries”, Jane Birkin (Fayard), “Ça raconte Sarah”, Pauline Delabroy-Allard (Minuit), “Leurs Enfants après eux », Nicolas Mathieu (Actes Sud), “En Marche !”, Benoît Duteurtre (Gallimard) ?

Les livres à lire en cet automne 2018 : les conseils du Masque et la Plume
Les livres à lire en cet automne 2018 : les conseils du Masque et la Plume © Getty

« Leurs Enfants après eux », de Nicolas Mathieu (Actes Sud)

C’est le prix Goncourt : Leurs Enfants après eux, de Nicolas Mathieu, chez Actes Sud, où cet auteur, né à Epinal en 78, avait signé un 1er livre il y a 4 ans, Aux animaux la guerre. Un roman de 430 pages qui raconte la jeunesse des années 90, en Lorraine, dans la région imaginaire de Heillange, région de hauts fourneaux qui ne brûlent plus, de rouille et de chômage où, écrit Mathieu, on est « licencié, divorcé, cocu ou cancéreux ». Les héros de ce roman social et politique sont des ados, dont Anthony, 14 ans, fils de prolo, Hacine, 17 ans, fils d'immigré, mais aussi Steph et Clem, deux filles d’un milieu plus aisé. Un roman découpé en 4 étés, qui commence en 1992 et se termine par le France-Brésil de 1998, cette grande et provisoire illusion du vivre ensemble.

9 min

"Leurs enfants après eux" de Nicolas Mathieu - la critique du Masque et la Plume

« Ça raconte Sarah », de Pauline Delabroy-Allard (Minuit)

Il a été longtemps sur la sélection du Goncourt et a obtenu le prix des libraires de Nancy, c’est le premier roman, chez Minuit, d’une jeune femme de 30 ans, Pauline Delabroy-Allard : Ça raconte Sarah. Sarah, « nez abrupt d'oiseau » et « yeux de serpent aux paupières tombantes», est une violoniste virtuose à la personnalité exaltée. La narratrice, qui est prof et a une petite fille, et que son compagnon vient de quitter, en tombe folle amoureuse. Le roman raconte cette passion, inédite pour les deux femmes, qui connaîtra un dénouement dramatique. 

7 min

"Ça raconte Sarah" de Pauline Delabroy-Allard - la critique du Masque et la Plume

« En Marche ! », de Benoît Duteurtre (Gallimard)

En Marche !, chez Gallimard, un roman, sous-titré fable philosophique, de Benoît Duteurtre, 58 ans, candidat à l’Académie française, au fauteuil de Michel Déon.  Un jeune député constructif, Thomas, entreprend un voyage d’étude en Rugénie, pays imaginaire des Balkans réformé par l’économiste Stepan Gloss, dont Duteurtre persifle les villes sans voitures, les fermes du bonheur, les championnats de la Diversité, ou encore les hipsters épris de tri sélectif… Une fable où Benoît Duteurtre, fan de Milan Kundera et de Philippe Muray, se réclame de Voltaire et d’Orwell.

8 min

"En Marche" de Benoît Duteurtre - la critique du Masque et la Plume

« Le Meurtre du Commandeur », de Haruki Murakami (Belfond)  

Le Meurtre du Commandeur, du Japonais-culte Haruki Murakami, un roman fantastique en deux volumes, traduit par Hélène Morita, chez Belfond.  L’histoire d’un portraitiste que sa femme quitte pour un autre. Après avoir erré dans une vieille Peugeot 205, il trouve refuge dans la maison d’un grand peintre japonais, en pleine montagne, où un voisin très riche lui demande d’exécuter son portrait. C’est alors que lui apparaît, seulement visible par lui, un nain de 60 centimètres de haut qui est la réplique exacte du personnage peint sur un tableau sanglant, intitulé « Le Meurtre du Commandeur », et trouvé dans le grenier, qui appartenait au précédent occupant de la maison. 

8 min

"Le Meurtre du Commandeur" de Haruki Murakami - la critique du Masque et la Plume

« Munkey Diaries », de Jane Birkin (Fayard)

Munkey Diaries (1957-1982), chez Fayard, le 1er volume du journal intime de Jane Birkin. Cela fait soixante ans que Jane Birkin, parle à son « Munkey », son petit singe en peluche que son oncle avait gagné dans une tombola et qu’il lui avait offert. Un singe, immortalisé sur la pochette de « Melody Nelson », qui ne l’a jamais quitté jusqu’au jour de mars 1991 où Jane l’a confié au grand amour de sa vie, Serge Gainsbourg : « J’ai déposé Munkey dans les bras de Serge, dans le cercueil où il reposait, tel un pharaon. Mon singe pour le protéger dans l’après-vie ».  Dans ce Journal rédigé en anglais, qu’elle a elle-même traduit français, Jane Birkin raconte son enfance, ses années d’internat, son mariage en 1965 – elle avait 19 ans – avec le compositeur de musique John Barry, dont elle eut une fille, Kate, et sa rencontre, en 68, sur le tournage d’un film de Pierre Grimblat, avec le grand Serge. Leur amour va être aussi passionnel que violent, comme leur séparation, Jane vivant alors avec Jacques Doillon et Serge, avec Bambou. Un livre où, à 71 ans, elle se met totalement à nu.

8 min

"Munkey Diaries" de Jane Birkin - la critique du Masque et la Plume

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