Sous le feu des critiques du "Masque" : "Quelque part dans cette vie" d'Israël Horovitz, "Faust" de Goethe, "L’éveil du printemps" de Wedekind, "Une actrice" de Philippe Minyana & Pierre Notte, "Deux mensonges et une vérité" de S. Blanc et N. Poiret, "Les Inséparables" d'Archinard & Prévôt-Leygonie…

Théâtre
Théâtre © Getty / Chatchai Pumpruk / EyeEm

Autour de Jérôme Garcin, Charlotte Lipinska (Vanity Fair), Armelle Héliot (Le Figaro), Jacques Nerson (L'Obs) et Vincent Josse (France Inter) critiquent la qualité de ces spectacles.

« Quelque part dans cette vie », Israël Horovitz/Bernard Murat 

Quelque part dans cette vie, c’est la pièce fameuse d’Israël Horovitz, qui se donne au théâtre Edouard VII, adaptée par Jean-Loup Dabadie, mise en scène par Bernard Murat, avec Emmanuelle Devos et Pierre Arditi, pensionnaire d’Edouard 7. 

Pierre Arditi est le vieux Jacob Brackish, 81 ans, longtemps prof de littérature et d’histoire de la musique au lycée, qui vieillit seul. Il  embauche une gouvernante-garde-malade, Kathlenn, dont il ne sait pas qu’elle a été son élève (Emmanuelle Devos). Peu à peu, le vieux prof au seuil de la mort lui confesse ses regrets et ses remords...

4 min

"Quelque part dans cette vie" d'Israël Horovitz : les critiques du Masque et la Plume

► Au Théâtre Edouard 7

« Faust », Goethe/V. Losseau et R. Navarro 

Faust, de Goethe, présenté au Vieux-Colombier dans la traduction de Gérard de Nerval jusqu’au 6 mai. 

L’histoire légendaire du docteur Faust, ce vieux savant qui vend son âme au diable Méphistophélès avec qui il passe un pacte afin de recouvrer sa jeunesse. Mais c’est en enfer qu’il va être précipité... 

Mis en scène « et en magie » par Valentine Losseau et Raphaël Navarro, avec tout ce qu’il faut de marionnettes, d’hologrammes, de boules de feu. Et avec Laurent Natrella en Faust, Christian Hecq en Méphisto, Anna Cervinka en Marguerite, Benjamin Lavernhe et Véronique Vella. 

Une pièce très verbeuse qui date de 1808...

6 min

"Faust" de Goethe : les critiques du Masque et la Plume

► Au Théâtre du Vieux-Colombier

« L’éveil du printemps », Wedekind/C. Hervieu-Léger 

L’éveil du printemps, une pièce d’un autre allemand, Frank Wedekind (1864- 1918).  

Sous-titrée « une tragédie enfantine », la pièce, qui entre au répertoire et dure 2h40, met en scène des adolescents confrontés à un corps qui se métamorphose et l’éveil du titre, c’est celui des premiers désirs, de la sexualité naissante. Comment, en même temps, se  frayer un chemin vers le monde austère et rigide des adultes ? 

Pas étonnant que cette pièce, tenue à sa création pour pornographique, ait tant passionné Sigmund Freud, puis Jacques Lacan. 

Elle est montée à la Comédie Française, salle Richelieu, par Clément Hervieu-Léger, scénographiée  par Richard Peduzzi, avec la jeunesse du Français : Georgia Scalliet, Sébastien Pouderoux, Christophe Montenez, Rebecca Marder, Pauline Clément, Julien Frison, Gaël Kamilindi, Jean Chevalier, Matthieu Astre, Juliette Damy, Robin Goupil et Alexandre Schorderet (les adultes étant Michel Favory, Eric Génovèse, Alain Lenglet, Clotilde de Bayser, Serge Bagdassarian, Bakary Sangare, Nicolas Lormeau.

9 min

"L’éveil du printemps" de Wedekind : les critiques du Masque et la Plume

► A à la Comédie Française

« Une actrice », Philippe Minyana/Pierre Notte 

De Philippe Minyana, l’auteur de « La Maison des morts » et d’« Une femme », voici Une actrice, mise en scène par le dramaturge Pierre Notte au Poche-Montparnasse. 

Et l’actrice qu’un écrivain (Pierre Notte) rencontre pour écrire sa biographie autorisée - mais elle freine des quatre fers parce qu’elle ne veut pas être embaumée - c’est la grande Judith Magre, que seul« le présent intéresse ». Ce qui n’empêche pas celle qui est née en 1926 d’évoquer ses rencontres avec, notamment, Céline, Sartre, Beauvoir, Giacometti, Marcel Aymé, Aragon, et de nous raconter qu’elle a refusé de chanter, de Rezvani, « J’ai la mémoire qui flanche ».  La sienne ne flanche pas... Le tout ponctué par trois chansons interprétées au piano par Pierre Notte et chantées par sa sœur Marie Notte

3 min

"Une actrice" de Philippe Minyana & Pierre Notte : les critiques du Masque et la Plume

► Au théâtre Montparnasse

« Deux mensonges et une vérité », S. Blanc et N. Poiret/ J.-L. Moreau

Deux mensonges et une vérité, de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret, mis en scène par Jean-Luc Moreau au théâtre Rive Gauche, avec Lionel Astier, Raphaeline Goupilleau, Frédéric Bouraly, Julien Kirsche, Esther Moreau, Philippe Maymat. 

Pour une histoire pas vraiment neuve, celle du couple marié depuis 27 ans, qui joue à se surprendre. Avec la règle suivante : chacun doit livrer à l’autre deux mensonges et une vérité, et distinguer le vrai du faux. Le couple, c’est Philippe, avocat, joué par Lionnel Astier, et Catherine, interprétée par Raphaëline Goupilleau. Un duel arbitré par leur ami commun Edouard, c’est Frédéric Bouraly. 

La pièce remporte un joli succès et est nommée pour le Molière de la Comédie.

4 min

"Deux mensonges et une vérité" de S. Blanc et N. Poiret : les critiques du Masque et la Plume

► Au théâtre Rive gauche

« Hugo au bistrot », Jacques Weber

Hugo au bistrot, l’occasion pour Jacques Weber de trinquer avec le grand Victor à La Scène Thélème, restaurant gastronomique étoilé de la rue Troyon, à Paris. Et de rendre un hommage paradoxal, dans un lieu luxueux, à l’écrivain qui dénonçait  la misère et l’injustice. Le Chef Julien Roucheteau propose en effet un menu spécial Hugo, avec effiloché de queue de bœuf aux herbes folles et tarte soufflée au chocolat... Ça va être ensuite en tournée. 

6 min

"Hugo au bistrot" Jacques Weber : les critiques du Masque et la Plume

► Au théâtre Scène Thélème

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Prochain enregistrement le jeudi 3 mai

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