Ce matin, on va prendre quelques bourrasques en pleine figure, et regarder le jour se lever, quand s’éteint un phare.

Je m’aperçois que le phare pleure, littéralement. Il est envahi par une plainte qui vient de partout et nulle part, il gémit dans ses articulations les plus secrètes, il émet un son de baryton, prolongé et troublé par une infinité de grincements.

Extrait du livre de Paolo Rumiz : "Le Phare, voyage immobile"(éditions Hoëbeke)

Ce journaliste et romancier italien a passé trois semaines dans un phare, sur une île presque déserte de la Méditerranée, occupée seulement par le gardien du phare et son adjoint. Il fait le récit de cette expérience dans ce très beau livre.

Le phare, voyage immobile
Le phare, voyage immobile © Radio France
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