Cette semaine, la planète web s'anime autour de plusieurs polémiques aux Etats-Unis et au Canada, mais aussi d'une étrange machine à cauchemars

Des emoji au musée (illustration)
Des emoji au musée (illustration) © Maxppp / Featurechina

Les publicités ciblées qui dérangent

Aux Etats-Unis, le site d'investigation ProPublica a fait une découverte étonnante : en voulant promouvoir un débat en ligne sur l'immobilier... on lui a donc proposé de cibler plus particulièrement les personnes qui avaient inscrit "acheter une maison" dans leurs intérêts. Jusque-là rien d'anormal, mais le service leur a aussi proposé d'exclure les noirs américains, les hispaniques ou les asiatiques.

Ca a de quoi étonner, d'autant plus qu'aux Etats-Unis, il est formellement interdit d'exclure des catégories de population, en particulier dans les offres d'emploi ou de logement. Le directeur des affaires multiculturelles chez Facebook, Chris Martinez, a réagi dans une tribune sur Facebook.

Il assume cette fonction : "Un vendeur de produits pour les cheveux de femmes noires peut cibler les gens susceptible de désirer ces produits" dit-il, tout en assurant qu'une publicité réelle discriminatoire sera supprimée..

Une machine à cauchemars aux Etats-Unis

Imaginez un machine capable de savoir précisément ce qui vous effraie pour vous faire peur le plus efficacement possible. C'est le scénario terrifiant d'un épisode de la série Black Mirror... mais c'est aussi une réalité !

Le très sérieux MIT, l'institut technologique du Massachusetts a conçu une intelligence artificielle capable de créer des images terrifiantes. C'est un algorithme qui a scanné 200.000 photos d'humains et de monstres pour être capable de transformer n'importe quelle visage ou paysage en vision cauchemardesque. L'opéra de Sydney devient par exemple un ossuaire terrifiant ou Donald Trump un affreux zombie...

Presidental candidates.

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Objectif de cette "machine à cauchemars" : apprendre justement aux machine à ne plus faire peur aux humains. Et sur le site du MIT, il est possible de contribuer au projet en aidant l'outil à s'affiner, en fonction de nos peurs.

Que va devenir @POTUS ?

La Maison Blanche l'a annoncé lundi : le compte Twitter officiel du Président des Etats-Unis (POTUS) sera complètement nettoyé à l'arrivée de son successeur... Tous les tweets de Barack Obama seront supprimés et rassemblés dans une archive consultable. En revanche le Président héritera des 11 millions d'abonnés du compte. Les Twitter de la Première dame et du président connaitront le même sort.

La presse québécoise inquiétée par une affaire d'espionnage

Entre janvier et juillet dernir le journaliste et chroniqueur Patrick Lagacé a été surveillé par la police de Montréal qui a espionné les appels, les SMS et même son GPS. Sauf que Patrick Lagacé n'est absolument pas soupçonné de quoi que ce soit d'illégal. Le juge a autorisé les écoutes dans le cadre d'une enquête sur un policier soupçonné de fabriquer des fausses preuves... et qui serait une source du journaliste.

L'affaire inquiète donc tout le milieu de la presse canadienne, car elle porte potentiellement atteinte au secret des sources et au journalisme d'investigation. Le journal La Presse qui emploie Patrick Lagacé a déclaré qu'il allait étudier "tous les recours juridiques disponibles" contre la police.

Les emoji au musée

Qui a dit que les émoticones n'étaient pas des œuvres d'art ? Pas le musée d'art moderne de New York en tout cas... Le célèbre MoMA a annoncé l'acquisition de la toute première série d'Emoji.

On est bien loin des milliers de jolis dessins que l'on utilise aujourd'hui pour personnaliser les SMS, là il s'agit de 176 minuscules symboles de 12 pixels de haut. Ils ont été créés en 1999 pour le compte d'un opérateur japonais de téléphonie. Ils seront exposés à partir de décembre.

Appelez-moi iPhone

En Ukraine, cinq personnes ont modifié leur prénom pour s'appeler iPhone... Un changement d'état civil qui leur a permis de gagner un iPhone 7 : c'était l'étrange concours lancé par un revendeur ukrainien de téléphones. Il faut dire qu'en Ukraine changer de nom c'est très simple et ça ne coûte que 2€.

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