L’UE poursuit sa mue numérique. Elle finance la recherche pour surveiller les frontières à l’aide de drones et s’intéresse de près au logiciel libre.

Un drone surveille la frontière entre la France et le Royaume-Uni
Un drone surveille la frontière entre la France et le Royaume-Uni © AFP / DENIS CHARLET

La commission européenne a dévoilé jeudi dernier sa stratégie globale de défense, qui vise à devenir "la base d’une union européenne crédible en matière de défense et de sécurité. C’est une façon de renforcer la coopération en utilisant pleinement nos instruments de défense et en les utilisant de façon cohérente" selon Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne.

Ces instruments, quels sont-ils ? Il s’agit notamment de drones, qui serviront à surveiller les frontières, mais aussi les mers, car selon le document cadre de la commission, les drones seront aussi équipés de capteurs infrarouges censés détecter la pollution, notamment issue de tankeurs qui dégazent en mer. Cette flotte aérienne d’un genre nouveau devrait prendre son envol d’ici à 2025.

L’UE s’intéresse de plus près aux logiciels libres

Les problèmes du coût et de l’absence de transparence des logiciels propriétaires (comme Windows ou Excel) dans les administrations pose problème. Pour y remédier, l’UE va investir près de deux millions d’euros dans les logiciels libres, et va mettre en place pour la première fois un programme destiné à rémunérer les développeurs qui trouveraient des bugs ou des failles dans les services informatiques européen. Il faut savoir que Google et Facebook utilisent également ce procédé, qui a permis en mai à un ado de 10 ans, de recevoir 10.000 dollars en cadeau de la part de Facebook, pour avoir trouvé une faille dans son service Instagram.

Le Uber du bonheur

Aux Etats-Unis, le psychologue Jeremy Fishbach veut monter le Uber du bonheur, grâce à une appli qui propose de devenir le psy de parfaits inconnus contre 40 centimes d’euro la minute. Il est parti du constat qu’il existe des millions d’américains qui ont les ressources, le temps, la motivation, pour réconforter et encourager d’autres personnes. Pour utiliser ce potentiel, il a développé l’application Happy, qui permet de mettre en relation ceux qui ont besoin d’un peu de réconfort, et ceux qui peuvent leur prêter une oreille attentive.

Transférer ses données sur l'autoroute

Amazon a dévoilé la semaine dernière un produit étonnant. Confrontés à la question de savoir comment il était possible de déplacer un petabyte de données, ils ont imaginé une solution inédite : logé l’équivalent d’un data center sur un camion. Pour avoir un ordre de grandeur, 100 petabytes équivalent à 100 millions de gigaoctet, ce qui prendrait un peu plus de 25 années s’il fallait les transférer par Internet. Ironiquement, la voie la plus rapide pour transférer d’énormes quantité de données reste… l’autoroute.

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