A l’arsenal numérique de l’organisation déjà composé de corps d’armée de développeurs et d'une propagande sophistiquée, vient donc s’ajouter une nouvelle arme : le drone kamikaze

Un drone est présenté au laboratoire Aeyron lors de l'Exposition pour la défense et la sécurité en 2015, le 15 septembre 2015 à Londres, en Angleterre.
Un drone est présenté au laboratoire Aeyron lors de l'Exposition pour la défense et la sécurité en 2015, le 15 septembre 2015 à Londres, en Angleterre. © Getty / Ben Pruchnie

Daech, jamais à la traîne quand il s’agit d’utiliser tous les moyens technologiques à sa disposition pour semer la terreur, a fait utilisation d’une nouvel arme numérique : le drone kamikaze. Ce dispositif a été utilisé contre un commando français déployé auprès des peshmergas dans la ville d’Erbil, en Irak et a blessé très grièvement deux parachutistes.

Alors, on savait déjà que Daech utilisait des drones de loisir achetés en Turquie et coûtant environ 500€ pour faire de la reconnaissance visuelle. On savait moins en revanche qu’ils s’en serviraient pour transporter des explosifs...

La Russie renforce sa souveraineté numérique

On sait que la maitrise des logiciels et en particulier de leur code source relèvent d’une importance particulière en matière de sécurité pour s’assurer qu’aucune porte dérobée ne soit cachée dans un logiciel. Et bien la ville de Moscou a décidé de prendre cette question à bras le corps et a changé la suite bureautique de tous ses fonctionnaires en abandonnant la solution proposée par l'américain Microsoft. Au total, ce sont 600.000 ordinateurs qui vont être équipés d’une solution faite par constructeur local, et à terme la Russie envisage même d’abandonner le système d’exploitation Windows pour adopter un logiciel russe, dont on peine à voir quelle forme il pourrait prendre, tant la fabrication de ce type de logiciel est complexe.

A noter que cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus globale de Poutine en faveur de la souveraineté numérique de la Russie, et ce notamment depuis l’épisode de l’annexation de la Crimée qui avaient conduit des entreprises américaines comme Paypal ou Google à stopper leur service dans la péninsule de la mer noire.

L’interdiction de prendre des selfies dans l’isoloir aux Etats-Unis est désormais inconstitutionnelle.

La semaine dernière, la cour d’appel fédérale américaine a statué sur la légalité de se photographier dans l’isoloir avec son bulletin de vote et de partager la photo sur le réseau sociaux.

L’origine du jugement remonte à 2014, où une cour du New Hampshire avait adopté une juridiction, punissant les malheureux armés de selfie stick dans l'isoloir d’une amende pouvant aller jusqu’à 1000 dollars.

Et bien la cour fédérale a jugé cette disposition inconstitutionnelle au regard du 1er amendement sur le droit à la liberté d’expression, indiquant que «Voter est un geste d’une extraordinaire importance et en raison de son importance, il importe de s’assurer que les citoyens restent libres de communiquer leur expérience lors du scrutin».

On notera que cette décision fait bien l’affaire de Snapchat, qui a fait un intense lobbying en ce sens, tirant évidement des revenus substantiels de ces millions de photos échangées sur sa plateforme le jour du scrutin.

L'AdBlock de la radio

Vous connaissez sûrement déjà AdBlock, ce logiciel ou plugin pour navigateur web, qui permet de masquer les publicités sur les sites Internet et d’empêcher le lancement des publicités au début des vidéos Youtube par exemple. Et bien, il existe désormais une version radio d’AdBlock sur le web. Lancée en beta-test depuis une semaine, elle permet de passer automatiquement à une autre radio au moment des pubs ou, au choix, de basculer vers une playlist musicale.

Très bien, me direz-vous, mais est-ce qu’il est possible d’utiliser ce stratagème sur son poste de radio ou sa voiture? Et bien oui, en utilisant une imprimante 3D. En effet, les hackers derrière cette opération ont également réalisé un prototype FM, à l'aide ce cette machine.

Les régies publicitaires radio planchent d’ores et déjà à des façons de contourner ce dispositif technique. On peut parier que ce n’est que le début du jeu du chat et de la souris entre les Adblockers et les radios.

ALLER PLUS LOIN

► ► Les drones peuvent-ils tuer ?

Programmation musicale

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.