Dans l'actu numérique de cette semaine, il est question, entre autres, des données d'Uber en Egypte et d'un virus aux effets ravageurs sur les réseaux électriques en Europe.

Au Pakistan, le blasphème est puni par la loi
Au Pakistan, le blasphème est puni par la loi © AFP / AAMIR QURESHI

Les ennuis d'Uber en Egypte

Oui alors que le patron de la firme a annonce qu'il se mettait en congé le temps qu'Uber tourne la page de ses polémiques outre-Atlantique... Le numéro un mondial des VTC est engagé dans un bras de fer en Egypte contre l'Etat qui veut avoir accès à ses données de localisation en temps réel. Et ce sont des données très précieuses : celles qui vous permettent de savoir sur votre smartphone où vous en êtes de votre trajet, et donc qui associent dès que vous montez dans un Uber votre profil à une localisation précise.

Des données que le renseignement égyptien aimerait pouvoir exploiter. Pour l'heure l'entreprise a refusé catégoriquement de fournir ces données, tout comme son homologue locale qui s'appelle Careem. Seulement ils pourraient s'y retrouver contraints car une loi est en discussion au parlement pour les obliger à fournir ces données en cas de saisine.

Condamné à mort pour un commentaire Facebook au Pakistan

Samedi dernier un jeune homme de 30 ans a été condamné à mort pour des commentaires jugés blasphématoire posté sur Facebook. Il avait échangé au sujet de l'Islam et s'en serait pris au prophète Mahomet et à sa famille en discutant avec un inconnu qui s'est avéré être un agent du gouvernement.

Or au Pakistan le blasphème est interdit par la loi et peut vous valoir non seulement un lynchage en place publique mais aussi la peine de mort. Depuis quelques mois l'Etat mène la bataille contre le blasphème sur les réseaux sociaux.

Une chasse qui peut mener à des dénonciations ou des faux témoignages : c'est ce qu'en dit la militante pour les droits de l'homme pakistanaise Farzana Bari dans une interview pour la télévision turque : "Le gouvernement offre un nouvel outil aux extrémistes religieux et à ceux qui veulent assouvir une vengeance personnelle. Ils vont pouvoir accuser leurs opposants d'avoir posté un contenu blasphématoire", dit-elle.

Là où c'est particulièrement préoccupant c'est que les pouvoirs publics ont forcé Facebook à dépêcher sur place une équipe de modérateurs pour supprimer les contenus blasphématoires sous peine de coupure totale du service dans le pays.

Un virus informatique dévastateur ?

Et sans le savoir, on l'a déjà vu à l'action le 17 décembre dernier, avec une panne électrique qui a affecté une centrale à haute tension près de Kiev. Cette panne était liée à une cyberattaque, de sorte qu'il a fallu déconnecter les disjoncteurs du réseau informatique pour pouvoir les faire repartir. Mais le malware, le logiciel malveillant qui a agi, il était inconnu.

Cette semaine deux cabinets spécialisés en cybersécurité l'ont identifié : ce logiciel nommé Industroyer a une particularité unique, il peut s'immicer dans n'importe quelle centrale électrique, quelle que soit sa structure et ses dispositifs de sécurité, avec un seul objectif : la saboter... sans aucune intervention humaine. Et ce malware est d'autant plus dangereux que les experts ont déterminé qu'il avait été conçu à partir d'une page blanche et pas à partir d'un ancien virus modifié. Ce qui veut dire qu'il va être quasi impossible d'identifier sa provenance...

Quand un nuage produit... de la Tequila

C'est une nouvelle invention de l'office de tourisme du Mexique pour attirer les touristes allemands : un nuage d'intérieur, fait de tequila liquide transformée en brouillard visible par des humidificateurs à ultrasons. A chaque fois qu'il pleut à l'extérieur, le processus de transformation est inversé et la tequila devient liquide à nouveau. Il n'y a plus qu'à tendre son verre (et boire avec modération).

Ce nuage est apparu à Berlin il y a quelques semaines le temps d'une soirée dans une galerie d'art... on attend ses prochaines apparitions en Europe !

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