L'actualité numérique de la semaine a été notamment dominée par la remise en question de Facebook Live, après qu'un homme a diffusé un meurtre en direct sur cette plateforme.

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, lors de la conférence F8 le 18 avril
Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, lors de la conférence F8 le 18 avril © AFP / JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Facebook "a du travail" après le meurtre sur Facebook Live

L'histoire qui a secoué le monde des réseaux sociaux cette semaine, c'est celle de ce meurtre en direct sur Facebook Live, dimanche. Le premier acte de l'histoire s'est achevé mardi avec le suicide de cet homme qui a commis un meurtre à Cleveland, aux Etats-Unis, en le diffusant en direct sur Facebook via l'outil Facebook Live.

L'affaire a vivement choqué et pose surtout désormais une question : comment une telle vidéo a-t-elle pu arriver sur Facebook et y rester aussi longtemps ? Selon le déroulé des faits donné par Facebook, une première vidéo a été publiée dimanche à 11h09 et le compte du suspect désactivé à 13h22 seulement... la vidéo est donc restée publique plus de deux heures.

Première raison : il n'y a eu aucun signalement de la vidéo du meurtre ni pendant le direct ni même dans l'heure et demie qui a suivi. La deuxième erreur vient des modérateurs de Facebook, qui n'examinent les vidéos qu'à partir d'un certain seuil de visites... qui n'a pas été atteint.

Mardi, le patron de Facebook Mark Zuckerberg a profité d'une conférence pour revenir sur le drame : "Nous avons beaucoup de travail et nous continuerons de faire tout ce que nous pouvons pour empêcher ce genre de tragédies d'arriver", a-t-il déclaré.

Cela devrait passer par une mise en place d'une deuxième couche de surveillance des vidéos qui serait assurée par une intelligence artificielle capable d'identifier des éléments problématiques dans les Facebook Live. Une solution déjà évoquée en février dernier après le suicide d'une jeune américaine en direct, mais qui devait mettre quelques années avant d'être pleinement opérationnelle.

Mozilla s'investit en faveur des lanceurs d'alerte

On lui doit le célèbre navigateur internet Firefox : Mozilla n'est pas une entreprise mais une fondation à but non lucratif, qui d'après son manifeste "protège le choix et- l'innovation sur Internet". Parmi ses actions figure le Mozilla Open Source Support, un programme de soutien financier à des projets qui se rapprochent de cette ligne éditoriale.

Cette année la fondation a attribué 250.000 dollars, soit 70% de son enveloppe, à une plateforme intitulée SecureDrop, un outil à destination des lanceurs d'alerte. "Securedrop est un outil que les médias peuvent installer et utiliser pour recevoir des informations et des documents des lanceurs d'alerte de façon plus sécurisée et plus anonyme que des appels au téléphone ou des e-mails", explique Trevor Timm de la Fondation pour la Liberté de la Presse.

Pour obtenir la confiance de la communauté de la sécurité, c'est un logiciel libre donc transparent : "Nous voulons être complètement transparents sur ce que nous faisons, ce que nous construisons, et pourquoi nous le faisons", ajoute Trevor Timm. Le logiciel est notamment utilisé par le New Yorker aux Etats-Unis ou le Guardian en Grande-Bretagne... pas en France où c'est un autre outil nommé "Source Sûre" qui est utilisé.

Visiter un site atomique nord-coréen... c'est possible

Alors que la communauté internationale s'inquiète de la possibilité d'un nouvel essai nucléaire ordonné par Pyongyang, il est possible de visiter sur Internet en 3D un complexe de tests nucléaires cachés sous une montagne : le site soupçonné de pouvoir abriter le sixième essai nucléaire de la Corée du Nord. Une topographie réalisée par l’institut d'études internationales de Monterey en Californie.

A VOIR : La modélisation en 3D du site nucléaire présumé

On peut se demander à raison comment faire la carte d'un lieu secret dans un pays presque inaccessible. Tout cela est possible grâce aux ondes sismiques : le site sert à faire exploser des bombes de test sous la montagne depuis un peu plus d'une dizaine d'années. Cela ne provoque pas de réaction visible à l'oeil nu à la surface ; en revanche les appareils de mesure sismiques captent les ondes. Il suffit donc de regarder d'où elles viennent, un peu à la manière d'un sonar, pour connaître la morphologie des lieux. L'exploration est sommaire mais suffisante pour prendre conscience de ce à quoi ressemble un site d'essais nucléaires

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