Internet a été touché cette semaine par la plus grande cyberattaque de l’Histoire et on connait le coupable : l'Internet des Objets.

Vendredi au soir, heure de Paris, alors qu'internet ronronnait comme à l’accoutumée et que j’étais comme tous les vendredis soir installé devant Twitter à prêter attention aux murmures du monde, nous entendions des paquets de données qui circulaient sur le réseau. Puis plus rien.

Pendant plusieurs heures, une attaque sur les serveurs d’un prestataire qui gère 4,7% de sites internet a plongé la moitié du web dans le noir total. Et on a su très vite d’où provenait la faille, ce serait l’Internet des objet : le responsable c’est peut-être votre frigo connecté, mais plus vraisemblablement toutes les caméras de surveillance connectées.

Qu’est-ce qui s’est passé?

Pour se connecter à Internet, tous ces objets ont un identifiant et un mot de passe, qui se trouvent être assez génériques et souvent les mêmes.

Un programme malveillant du nom de Mirai a donc testé sur des centaines de milliers de machines 58 combinaisons de login/mot de passe et en a pris le contrôle. Une fois sous ses ordres, l’organisation à l’origine de l'attaque a demandé à toutes ces machines d’accéder aux serveurs qui hébergent les sites internet. Et évidemment, le flux de trafic est rapidement devenu beaucoup trop important, ce qui a plongé tout le monde dans le noir.

C’est assez inquiétant, d’autant que sauf à changer tous les mots de passe, ça risque de se reproduire. On ne le dira donc jamais assez : protégez-vous en utilisant un gestionnaire de mot de passe et vous protégerez Internet par là même.

AT&T, copinages et espionnage

Le géant des télécoms américains AT&T facture très cher ses services de renseignement à la NSA, l’agence de sécurité américaine. Pour comprendre le procédé, il faut bien se rendre compte que c’est comme si en France, Orange facturait à l’Etat un logiciel qui permette à tous ses services (sécurité sociale y compris) d’accéder à une base de données gigantesque compilant toutes les communications de ses utilisateurs.

Imaginez un peu, depuis 2007, toutes les données associées à des appels téléphoniques, des textos, des conversations skype sont accessibles sans autorisation par des services aussi différents que la NSA, le FBI ou même Medicaid le programme d’assurance maladie pour les plus démunis.

Mais là où c’est tout à fait stupéfiant, c’est que comme cet usage est parfaitement illégal, ces informations ne peuvent pas être utilisées pour ouvrir une instruction. Les enquêteurs doivent donc monter une investigation parallèle pour obtenir les informations qu’ils détiennent déjà, mais d’une façon légale.

Qui finance ce programme?

Et bien, vous l’aurez devinez, ce sont les citoyens américains qui paient donc un service à une entreprise privée pour se surveiller eux-mêmes, la boucle est bouclée.

Vos papiers d'identité numérique, s'il vous plaît

Le gouvernement américain lira (désormais officiellement) votre profil Facebook et vos tweets avant que vous n’entriez sur le territoire US.

Vous avez sûrement déjà attendu dans ce grand hall avant de passer le contrôle de l’immigration et vous avez rempli ce papier cartonné qui consiste en un formulaire administratif assez laborieux. Et bien, dès décembre vous pourrez, vous devrez même probablement renseigner vos identifiants sociaux.

Ce n’est cependant pas nouveau, et vous vous souvenez peut-être de l’histoire de cet irlandais qui en 2012, avait tweeté avant un voyage à Los Angeles, « qu’il allait retourner l'Amérique » (sous entendu, faire la fête) et qui était attendu à son arrivée par un comité d’accueil quelque peu dénué d’humour qui l’avait renvoyé manu militari dans son pays.

Le procédé existait donc déjà, mais il devient officiel, et surtout ce ne sont pas seulement vos posts qui seront scrutés, mais aussi vos relations numériques et en particulier les personnes qui vous suivent.

Hillary Clinton a donné une interview exclusive à Snapchat

Hillary adore Snapchat, et elle vous raconte pourquoi :

Voilà, sous-entendu à la différence de ses emails qui sont depuis abondamment rendus publics par wikileaks, les Snapchat s’effacent et ça rassure Hillary.

Et hier, elle est donc apparue sur les smartphones des américains dans l’émission politique de Snapchat « Good luck America » pour parler de ses rêves de jeune fille, et de ses vendredis soir quand elle était à l’université et qu'elle ne les passait pas sur Twitter.

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