Pour conjurer ce léger sentiment d’enfermement qui accompagne la rentrée, le mieux est de se tourner vers des professionnels du décloisonnement. Musicalement la très nomade Sophie Hunger fait partie de ceux-là.

L'auteure-compositrice-interprète Sophie Hunger sur scène lors d'un concert au Tempodrom le 22 mars 2019 à Berlin, Allemagne.
L'auteure-compositrice-interprète Sophie Hunger sur scène lors d'un concert au Tempodrom le 22 mars 2019 à Berlin, Allemagne. © Getty / Frank Hoensch / Redferns

Avec « Let me go » / « Laisse-moi partir » en 2010 Sophie Hunger annonce la couleur. Le titre est publié sur l’album d’un trompettiste jazz lui-même très affranchi, Eric Truffaz. 

Depuis, cette suissesse fondamentalement européenne cultive l’itinérance sur le plan artistique comme géographique. Elle sort ce vendredi un nouvel album conçu dans le Berlin très cosmopolite d’aujourd’hui, et s’empare du Krautrock pour affirmer son indépendance.

« Alpha Venom » le premier single est en anglais mais d’autres titres en allemand comme « Halluzinationen » (hallucinogène) entretiennent l’identité transfrontalière de Sophie Hunger.

Celle-ci s’exprime dés le début de sa carrière avec une reprise de Noir Désir qui est aujourd’hui devenue un classique de la chanteuse : « Le vent nous portera ».

Dans ce live enregistré au dernier festival  « Eurosonic », Sophie Hunger marie guitare rock et marimba. Et surtout elle illustre ce qui la caractérise : sa plasticité. Cette capacité à muter en passant d’un monde musical à l’autre. 

Un talent qui permet toutes les audaces, comme de s’approprier « La chanson d’Hélène ». Vous savez Nicolas, ce monument de Jean-Loup Dabadie interprété par Romy Schneider et Michel Piccoli dans Les Choses de la vie de Claude Sautet.

Et si Sophie Hunger fait Romy Schneider, qui fait Michel Piccoli ? Eric Cantona !

Qui entend-t-on alors sur ce nouvel album ? Zinédine Zidane ?

Pas encore, bien que Sophie Hunger soit par ailleurs une grande spécialiste de football. Sur son nouvel album c’est la nuit berlinoise qui est l’invitée. La plume de Sophie Hunger fait tomber les barrières et soulève les rideaux de fers pour entrer dans les bars clandestins, comme dans le titre « Liquid Air ».

Sophie Hunger a dit un jour que la notion de « chez soi » était une invention des Etats, des parents ou des conjoints pour qu’on ne les quitte pas et qu’il fallait s’en émanciper. Commencez par aérer vos neurones avec ce nouveau disque « Halluzinationen » qui sortira ce vendredi 4 septembre.

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.