Une des plus grandes plumes du répertoire français, Anne Sylvestre, est morte. Elle avait 86 ans, et des décennies d’avance.

Il y a un an sur Youtube, une certaine Romane postait le message suivant : "J’ai 19 ans, j'aime la grande musique, je connais mes classiques, mais comment se fait-il que je n'ai jamais entendu parler de cette femme !

Romane commentait "Une sorcière comme les autres" chanson écrite en 1975 et véritable micro-essai sur la condition des femmes.

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_'Féministe', c'est bien la seule étiquette que j'aurais honte de décoller (_disait Anne Sylvestre)

Elle qui composa "Non tu n'as pas de nom" (sur le choix d'avorter) deux ans avant la loi Veil. On savait que la chanteuse avait accompagné des générations avec ses Fabulettes, on commence enfin à reconnaître la portée de l’artiste féministe.   

"Clémence en vacances" par exemple règle joyeusement son compte à "la charge mentale" :   

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Et oui elle ne fait plus rien dans la maison Clémence et vous savez quoi ? Elle ne s’en veut même pas. 

A un moment où les chansons chantées par les femmes ou sur les femmes étaient le plus souvent écrites par des hommes, le féminisme d’Anne Sylvestre, c’est d’abord d’avoir amené un autre point de vue. Comme dans cette "Lettre ouverte à Elise" :   

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Anne Sylvestre donne le contre-champ féminin et se paye Beethoven, fallait oser ! C’est cet humour qui la caractérise et cette narration toujours très engagée mais jamais frontale...  

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« Douce Maison » raconte l’histoire d’un viol à travers l’histoire d’une maison violentée. Le récit adopte le point de vue d’un témoin du village, où l’on pense naturellement que certaines maisons l’ont bien cherché. Un procédé d’écriture d’une habileté redoutable qui défend les victimes sans jamais être victimaire. 

Anne Sylvestre a beau chanter qu'elle "raconte tout droit" ; c'était une artiste du détournement. 

  • Légende du visuel principal: Anne Sylvestre © Getty / Pierre VAUTHEY
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