Retour sur le parcours de chanteuses incontournables, d'Oum Kalthoum à Dalida, à l'occasion de l'exposition "Divas" à l'Institut du Monde Arabe.

Voici « L’astre d’Orient », la « Reine du Nil », la « quatrième pyramide » : Oum Kalthoum ! Surnommée « Souma » par le peuple égyptien qui la vénérait. Idolâtrée bien au-delà de son pays. La plus grande voix du monde arabe est née avec le 20ème siècle, en 1900, et morte un 3 février 1975. 

C’était il y a 45 et 1 an. Et à ses funérailles, il y avait plus de monde qu'à celles de Johnny et Victor Hugo réunis !

Extrait Oum "ENTA OMRI" 

« Enta Omri » traduction ? Tu es ma vie ! Ce chant qui s’arrête net puis reprend, le temps de remuer l’âme de fond en comble, aurait dû accompagner l’exposition « Divas : d’Oum Kalthoum à Dalida » à l’Institut du Monde arabe. Seulement voilà, on ne peut la visiter que sur catalogue pour l’instant. Alors je vous propose de l’écouter ! 

Après Oum « Le rossignol du Caire », voici « la rose algérienne »...

Extrait Warda « Madritouche » 

C’est Warda Ftouki dite Warda « Al Djazaïria ». Elle a suivi les pas d’Oum Kalthoum, tout en introduisant des sonorités du Maghreb et une touche... "coquine"

EXTRAIT WARDA « BATWANNIS BEEK » 

Sourire vocal, chant en forme de clin d’œil… Warda est aussi fille de militant nationaliste algérien, née en France, exilée au Liban, et naturalisée égyptienne. Pays où elle redémarrera sa carrière après 10 ans de silence imposé. Sucrée Warda mais pas en sucre ! 

Autre grande, immense diva, qui choisira son silence pendant la guerre civile pour éviter les récupérations, la libanaise Fayrouz.

Extrait FAIROUZ « Ana la Habibi » 

« Que personne ne se plaigne, que personne ne se fâche, je suis à mon amour et mon amour est à moi » chante Fayrouz dans « Ana La Habibi ». Chanson culte d’une artiste qui a révolutionné la musique libanaise et orientale.  

Au fond toutes ces divas pionnières ont en commun d’incarner la possibilité d’une liberté artistique et politique pour les femmes…   

EXTRAIT DALIDA "SALMA YA SALAMA" (original en Egyptien) 

Salma ya Salama en égyptien, par l’italienne-cairote Dalida, c’est la fête.  La « pharaonne de la chanson française » comme la surnommait Charles Trenet, fait partie de ces voix, qui – j’ose la formule ;) - ont ouvert la voie ! 

Le catalogue de l’exposition « Divas d’Oum Kalthoum à Dalida » à l’Institut du Monde Arabe est disponible en attendant la réouverture des musées ! 

  • Légende du visuel principal: Oum Kalthoum © AFP /
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