Au début du 21e siècle, on a découvert Yelle sur "MySpace". Souvenez-vous c’étaient les années 2000 et la nouvelle culture jeune s’appelait la Tecktonik. Quinze ans plus tard, Yelle continue d'être à la fois pile dans l’air du temps et franchement décalée.

Julie Budet du groupe Yelle en concert pendant le Festival Coachella.
Julie Budet du groupe Yelle en concert pendant le Festival Coachella. © Getty / Gaelle Beri / Redferns

Coupe en crête et T-shirt aux logos fluo, voilà la panoplie. Côté mouvements, les mains s’enroulent autour de la tête et les jambes dansent un twist en chewing-gum - enfin ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre Nicolas... Rétrospectivement, le clip 100% Tecktonik de À cause des garçons de Yelle constitue un trésor archéologique de cette période.

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Une quinzaine d’année plus tard, la Tecktonik a disparu, et le dinosaure MySpace a laissé sa place au réseau social de vidéos clips Tik Tok.

Quant au duo Yelle (la chanteuse et son faiseur de sons, Grand Marnier) ils poursuivent ce qu’ils ont toujours fait : des productions pile dans l’air du temps mais franchement décalées. Leur quatrième album, L’Ère du Verseau, sortira demain et ça donne ça !

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Comme dans ce titre, Karaté, les sons du moment, neo-kuduro ou baile funk, sont finement passés à la moulinette ; quant aux paroles, faussement naïves, elles se chargent d’étriller les poseurs.

Le premier titre qui avait propulsé Yelle était déjà dans cette veine. Un clash en règle contre les clichés sexistes du rap.

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Le projet « Yelle » un temps identifié « nouvelle nouvelle chanson française »  a finalement peu pris en France, enchaînant plutôt les dates à l’étranger, notamment aux États-Unis. Ce nouvel album, conçu à Montréal, explore cette relation ambigüe avec la France.

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« On s’est connu sur un malentendu et on a aimé ça » chante encore Yelle continuant de décrire son histoire avec l’hexagone dans un lyrisme « autotuné ».

L’ « Auto-Tune » c’est à nouveau une façon de détourner les codes  du moment et c'est la marque de fabrique de Yelle, une appropriation distanciée de la modernité ambiante. Un détachement inspiré des duos à la Elli et Jacno dans les années 1980.

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Six ans après le très réussi mais pas très suivi, Complètement Fou, le retour de Yelle est un condensé sonore de l’époque mais à rebrousse-poil. Le duo continue sur le terrain hybride de la danse, de la blague, et du tacle. 

Emancipense, tube en puissance, invite à se libérer en dansant de tous les prêts à penser. C’est peut-être ça l’ère du verseau !

Le nouvel album de Yelle, L’Ère du Verseau, sort ce jeudi 3 septembre 2020 et la tournée démarre en octobre de cette année. 

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