La Quinzaine des réalisateurs lui a remis cette année le Carrosse d’or Pour la peine, le réalisateur s'est fendu d'une masterclass. Ce sont les réalisateurs Katell Quillévéré et Yann Gonzales qui ont interrogé John Carpenter, celui qui a renouvelé et politisé le cinéma de genre (polar, science-fiction, horreur)...

John Carpenter, Cannes 2019
John Carpenter, Cannes 2019 © Maxppp / Frantz Bouton

Carpenter joue carte sur table : il revient sur ses échecs, ses succès. Et notamment sur  la sortie de The Thing.  

Un four. Même mes fans l’ont rejeté. Je n’ai jamais compris pourquoi. 

Le réalisateur a pris une petite revanche lors de cet hommage cannois en choisissant de faire projeter ce film.

Un réalisateur hors du moule Hollywoodien : 

A l’école de cinéma, on m’a appris à me battre pour mes idées, à imposer ma vision, à ne jamais me laisser imposer un point de vue. J’ai presque toujours eu le final cut, ce qui n’est pas une habitude aux Etats-Unis. 

En France ,poursuit le réalisateur, c’est un droit assez naturel mais dans mon pays, les studios font tout pour ne jamais laisser le dernier mot au réalisateur" 

John Carpenter c’est aussi  un compositeur. Ses compositions minimalistes et magnétiques ont fortement  contribué à inscrire ses films dans la mémoire collective. Une musique qu'il écrit une fois le montage achevé.

La musique a pour moi un rapport très fonctionnel. Si j’utilise les synthétiseurs pour composer, c’est, encore une fois, une question de budget, de débrouille : le son est plus fort, plus amplifié que le piano.

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