Gaspard Ulliel, à l'affiche de “Les Confins du monde”, donne la réplique ce soir à François Florent, créateur des fameux cours Florent, qui signe un livre de portraits d'acteurs célèbres passés par son école de théâtre.

Gaspard Ulliel, acteur français, récompensé de deux Césars (photographié à Paris le 26 novembre 2018)
Gaspard Ulliel, acteur français, récompensé de deux Césars (photographié à Paris le 26 novembre 2018) © AFP / Joël Saget

Ce soir, dans le Nouveau Rendez-Vous : 

  • Gaspard Ulliel, à l'affiche du film de Guillaume Nicloux Les Confins du monde, sur l'Indochine en 1945, en salles le 4 décembre. 
  • François Florent, signe le livre Au cours Florent, le portrait de 60 acteurs et actrices, passés dans son école de théâtre des cours Florent. 

Gaspard Ulliel, enlisé en Indochine 

L'acteur français, déjà primé de deux césars, revient sur grand écran avec un rôle qui ne ressemble pas aux précédents. Gaspard Ulliel joue l'histoire d'un soldat enlisé au Vietnam, mû par un désir de vengeance. Sur fond d'enlisement colonial, sujet peu traité par le cinéma français, de la France en Indochine, le film raconte de façon analogue l'enlisement d'un homme, et c'est là la force du film : deux versants d'une même solitude, d'une même névrose. 

La mise en scène de Guillaume Nicloux frappe ici par sa sécheresse, mais surtout par son impudicité. Le corps y est exposé sans ménagement, qu’il s’agisse des cadavres mutilés par la guerre (têtes coupées, membres sectionnés) ou de la sensualité des soldats eux-mêmes, rendue âpre et brutale par les souffrances qu’ils endurent. Au motif de la vengeance, s’adosse bientôt celui de la sexualité maladive, celle des soldats hantés par la perte de la virilité. 

60 portraits du cinéma, par François Florent

Il a créé l'école de théâtre la plus réputée en France, à l'origine de la carrière de beaucoup d'acteurs et d'actrices célèbres : les cours Florent

Parti de cours donnés au hasard d'une salle louée par le conservatoire municipal du XVIIe, jusqu'à l'établissement de cette institution désormais emblématique, le livre Au cours Florent retrace le parcours de 60 florentins, photographiés par l'inimitable studio Harcourt. 

Deux institutions du cinéma et du théâtre français : « On n'est pas acteur français lorsqu'on a pas été photographié par les studio d'Harcourt. » disait Roland Barthes ; réunies dans ce beau livre à la croisée de l'art, du théâtre et de la photographie. 

La chronique du jour

Le lundi, c'est L'Afrique en Solo". Au programme de Soro Solo aujourd'hui, 

Programmation musicale : 

  • O (Olivier Marguerit) – "Tu sais je ne sais plus"
  • Claude Nougaro – "Le Cinéma"
  • Jonathan Jeremiah – "Good Day"
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