Laurent Goumarre reçoit Denys Arcand qui filme sa chute de l’empire américain et ça fait son effet. A ses côtés un surdoué, Nathan Ambrosioni 19 ans, il sort son premier film les drapeaux de papier.

Le cinéaste Denys Arcand entouré de l'acteur Alexandre Landry, et de l'actrice, Maripier Morin pour le film «La chute de l'empire américain» le 7 septembre 2018 à Toronto.
Le cinéaste Denys Arcand entouré de l'acteur Alexandre Landry, et de l'actrice, Maripier Morin pour le film «La chute de l'empire américain» le 7 septembre 2018 à Toronto. © Getty / Gareth Cattermole

Ce soir dans le Nouveau Rendez-Vous, 

  • Le réalisateur québécois Denys Arcand pour son film La Chute de l'empire américain plus de trente ans après son énorme succès : Le déclin de l'empire américain. 
  • Un autre réalisateur, Nathan Ambrosioni qui en est lui à son premier film les drapeaux de papier. Un premier film pour un tout jeune réalisateur surdoué : seulement 19 ans. 

Le prix de la richesse

Dans la chute de l'empire américain, Pierre-Paul, un banal chauffeur livreur, pas très doué pour les interactions sociales, se retrouve au milieu d'un braquage qui dégénère. Le dernier des braqueurs encore vivant se blesse et s'enfuit en laissant devant Pierre-Paul deux sacs de sport remplis de billets de banque. La tentation est trop grande, il s'empare des billets et court se réfugier chez lui avant l'arrivée de la police. 

Depuis des générations, ma famille a toujours été pauvre, là j'ai une chance de m'en sortir. Si je me fais arrêter ou tuer, au moins j'aurais essayé.

Pour s'en sortir alors que la police enquête pour retrouver le magot, il va faire appel à un expert dans le blanchiment d'argent tout juste sorti de prison. Après une rencontre avec une escort de luxe, il va même jusqu'à consulter un avocat pour préparer une évasion fiscale. 

Pierre-Paul ne doit pas dépenser plus d'argent que d'habitude, par soucis de discrétion et les menace de la police et des bandits qui veulent retrouver l'argent pèsent sur lui. Est-ce réellement une bonne affaire ces sacs de billets tombés du ciel ? Dans ce film, Denys Arcand interroge le prix à payer pour sortir de la pauvreté. Quels sacrifices sommes-nous prêt à faire dans notre vie personnelle pour de pour ce confort qui, fatalement n'est plus vraiment du confort. 

Les drapeaux de papier

Les drapeaux de papier, c'est l'histoire de Vincent joué par Guillaume Gouix, un trentenaire fraîchement sorti de prison qui tente de retrouver une vie normale après 12 ans d'incarcération. A sa sortie, il n'a qu'une personne chez qui aller : sa petite sœur Charlie jouée par Noémie Merlant qui a déserté le parloir depuis de longues années. Charlie a 23 ans et vit sans excès, elle se rêve artiste mais peine à joindre les deux bouts. Les retrouvailles sont froides mais Charlie accueille finalement son frère chez elle et une belle relation complice va se construire au fil du film. 

Cependant les rapports qu'entretien Vincent avec le reste de sa famille et notamment son père sont tendus, voire même inexistants depuis l'incarcération. Le passé violent de Vincent va refaire surface, lui qui a passé 12 années en prison, il doit apprendre et réapprendre les comportements à adopter en société pour trouver un travail et continuer d'avancer. 

On est vite surpris, en regardant le film de Nathan Ambrosioni par tant de maturité à seulement 19 ans. Les drapeaux de papier, c'est beaucoup d'émotions (on se demande d'ailleurs quand est-ce qu'il a bien pu avoir le temps de les connaitre ou de les imaginer), une direction d'acteurs impeccable et un scénario très bien ficelé.

La chronique du jour : les Nouveautés Nouvelles

Au programme également, les Nouveautés Nouvelles, la playlist de Marion Guilbaud, une sélection qui on l'espère ravira vos tympans car elle a ravi les nôtres.

  • On retrouve Louis Aguilar dans un registre folk et intimiste taillé pour sa voix de "crooner animal" : Just a fool, extrait de son nouvel album Oh Boy. Il sera en concert le 15 mars à Paris, un concert au Musée Eugène Delacroix, dans le cadre du Paris Music Festival.
  • Gemma Ray est une musicienne accomplie : elle chante, joue de la guitare, du mellotron, elle signe les arrangements, elle a composé de la musique de film, elle se produit… Malgré ses 7 albums et des collaborations avec Sparks ou Alan Vega, elle reste peu connue chez nous. Cela va peut-être changer avec son nouvel album Psychogeology qui sort vendredi chez Bronzerat Records et avec cet extrait : Death Tapes. 
  • A la tête de Stats, il y Ed Seed, et l’inspiration d’Ed Seed est toujours aussi loufoque. Après la vie de bureau, il a exploré le quotidien psychédélique, du jeune parent en enregistrant les battements de cœur de son futur enfant dans le ventre de sa mère. VoiciLose It, extrait de l’album Other People‘s Lives qui sort demain chez Memphis Industries.

Programmation Musicale

LEYLA MAC CALLA - The capitalist blues

CLARA LUCIANI - Nue

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