Bruce Lee aurait fêté en 2020 ses 80 ans. Né aux États-Unis, star à Hong-Kong, toute l’histoire du comédien et de l’athlète est un jeu d’allers/retours entre l’Amérique et l’Asie. Quel a été son apport au cinéma d’action asiatique et occidental et quel a été son rôle dans l’histoire des arts martiaux ?

Bruce Lee sur le plateau de "Opération Dragon" ("Enter the Dragon") réalisé par Robert Clouse en 1974
Bruce Lee sur le plateau de "Opération Dragon" ("Enter the Dragon") réalisé par Robert Clouse en 1974 © Getty / Sunset Boulevard

Acteur mythique qui parfois fait l'objet de caricature, comme dernièrement dans Once upon a time in Hollywood, Bruce Lee a été une des premières vedette "de couleur". Il a donné l'envie de pratiquer les arts martiaux et le karaté en particulier. Mais aussi il a donné l'envie de s'ouvrir au cinéma d'arts martiaux, celui que Christophe Bourseiller qualifie de "chorégraphie féerique". 

On a tous rêvé à un moment d'être ce gladiateur chinois. 

Acteur qui a mondialisé les arts martiaux, il a tout fait pour réussir aux Etats-unis. Même si il a grandi à Honk-Kong c'est en Amérique qu'il a réussi, et d'ailleurs c'est là qu'il est né. Dans son premier film, La fureur du dragon, se déroule un combat d'anthologie entre Bruce Lee et Chuck Norris avec pour décor rien de moins que Le Colisée. Scène mythique qui se conclue par la victoire du chinois contre l'occidental "le gladiateur". 

C'était un James Dean chinois ! Il y avait une dimension chez lui un peu de rock'n'roll. 

Il existe un musée à Honk-Kong où l'on peut voir ses carnets dans lesquels il dessine ses combats. C'est ainsi qu'on réalise que c'est un artiste total car on y voit à quel point il associe chaque mouvement de ses chorégraphies à des poèmes, de la danse... C'est aussi un cascadeur. 

C'est le Nijinski des Arts martiaux ! 

Son succès, il le doit également au fait qu'il a plu à des classes sociales moins favorisées. Il portait en lui l'idée d'une promotion sociale. Ses films ont permis d'anoblir une certaine classe qui n'adhérait pas forcément aux films présentés à l'époque nous rappelle Gilles Barissat. 

La suite des échanges est à écouter avec : 

  • Adrien Gombeaud, écrivain, journaliste aux Echos, à Positif et à Vanity Fair, auteur de « Bruce Lee, un gladiateur chinois » chez Capricci
  • Merwane Chabane, réalisateur de film d’animation et auteur de Bande-dessinée « Mécanique Céleste » chez Dargaud
  • Gilles Barissat, chef d’entreprise et fondateur du magazine Karaté Bushido 
  • Lisa Prudentino, sinologue, spécialiste du cinéma chinois 
  • Christophe Bourseiller, essayiste, comédien, éditorialiste au Nouveau Rendez-Vous 

En live dans l'émission, le groupe Samba de La Muerte dont on peut écouter le dernier extrait ici : 

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