Qu'a fait celui qui nous regarde et nous observe, pendant le confinement ? Réponse dans Le Petit Atelier de Nicolas Philibert.

Nicolas Philibert, en conversation virtuelle avec sa mère, le jour de son centenaire.
Nicolas Philibert, en conversation virtuelle avec sa mère, le jour de son centenaire. © Radio France / Linda de Zitter

Chaque mercredi, à 13h52, Vincent Josse vous invite dans "Le Petit Atelier". Durant cinq minutes, un artiste raconte comment il a vécu le confinement et l'effet de ce dernier sur ses projets artistiques... 

Depuis 1978, Nicolas Philibert nous regarde bouger, agir et réagir, vivre au milieu des autres. Il filme nos vies, nos défis, il filme les lieux où nous vivons et que nous visitons. On lui doit douze films dont "Etre et avoir", la vie d'une classe au fil des saisons, "La Ville Louvre", le quotidien d'un grand musée, ou encore "De chaque instant", l'apprentissage de jeunes infirmiers. 

Le documentaire c’est l’art de faire avec, de s’accommoder des situations.

Pendant la période de confinement la mère du réalisateur a eu cent ans. A distance, il a entamé un film nourri des échanges avec  elle. Une démarche intimiste toute nouvelle pour lui, comme il le confie à Vincent Josse : "C_e n’est pas dans mes habitudes de tourner la caméra vers moi, cette situation nous pousse à l’audace_"

Habitué à regarder et témoigner, que filmerait le documentariste s'il en avait l'occasion depuis le déconfinement ? C'est dans la rue qu'il porterait en premier lieu sa caméra...

ll me semblerait intéressant de filmer la façon qu’on les gens de se croiser ou de s’éviter. Le cinéma c’est des paysages, des visages… le fait d’être masqués nous ramène au langage des yeux… il se passe beaucoup de choses dans les regards.

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