Comédienne, écrivaine et mère de famille, Isabelle Carré a horreur du vide. Comment a-t-elle occupé les mois qui viennent de s’écouler ? En se transformant en maitresse d'école, mais aussi en écrivant chaque jour. Son deuxième roman est attendu pour la rentrée littéraire et le troisième est déjà en route.

Isabelle Carré
Isabelle Carré © Radio France / Vincent Josse

Le confinement a été l’occasion de regarder les choses à la loupe : mes peurs, mes désirs.

L’écriture est pour Isabelle Carré "un rêve récurrent ". Le public a découvert ce talent caché en 2018 avec un premier roman couronné de succès : Les rêveurs, paru chez Grasset. Le confinement a donc été "une espèce de bulle, un temps de suspension"  pour renouer avec l’écriture au quotidien. Trois heures par jour, elle a  corrigé les épreuves de son second roman : Du côté des Indiens car "il y avait encore des vis à serrer".  Puis elle a entamé un nouveau récit marqué par cette étrange période que nous venons de traverser. "Sans être un journal de confinement, il y a une certaine sensation d’étouffement, des moments de paix, puis d’inquiétude… l’écriture s’est imprégnée de tout ça."

On est comme des buvards, la fiction a pris des détours en écho avec le confinement .

Mais de quoi parle Du côté des Indiens, son prochain roman à paraître le 19 août aux éditions Grasset ? "Des perdants magnifiques", c’est-à-dire "nous tous qui ne faisons que nous débattre, essayer… " confie-t-elle à Vincent Josse. Et pour finir cette série de Petits Ateliers en beauté, elle nous offre de mémoire, quelques vers du poète Apollinaire :

Au lac de tes yeux très profond                    
Mon pauvre cœur se noie et fond                    
Là le défont                    
Dans l’eau d’amour et de folie                    
Souvenir et Mélancolie

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