Alors qu'il dirige un théâtre, le Quai d'Angers, depuis janvier, le metteur en scène et comédien Thomas Jolly a été contraint de fermer, comme tous les responsables d'un lieu. Qu’a-t-il fait durant le confinement et qu’envisage t-il pour son théâtre, les artistes et les spectateurs? Réponse dans son Petit Atelier.

Thomas Jolly joue la scène du balcon... sur son balcon
Thomas Jolly joue la scène du balcon... sur son balcon © Radio France / Thomas Jolly

C’est un metteur en scène de 38 ans à qui l'on doit déjà de grands moments de théâtre. Le plus impressionnant étant peut-être son premier succès fracassant en 2014, au Festival d’Avignon, avec une fresque shakespearienne transformée en marathon de 18 heures : Henri VI. Il a également monté et interprété Richard III, on l’a vu dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes avec Thyeste, de Sénèque et aussi régulièrement à l’opéra. Mais depuis janvier, Thomas Jolly dirige un Centre Dramatique National, le Quai d’Angers.

Si le metteur en scène confie avoir pris goût à rester chez lui, pendant ces deux mois de confinement, il ne cache pas sa grande joie d’avoir pu retrouver enfin son équipe et le travail en commun. Car ce qui s’est affirmé comme une évidence au fil des jours, c’est la nécessité de continuer à faire vivre et partager coûte que coûte le théâtre, comme en témoigne cette expérience de jeu menée depuis le balcon de son appartement. Ces circonstances lui ont permis de renouer avec les racines du théâtre, "Il n’y a qu’à voir le théâtre antique ou le théâtre de tréteaux… c'est un art de l’extérieur !"

J’ai beaucoup pensé à la manière de jouer des contraintes pour inventer un théâtre corona-compatible, car partager la culture vivante, c’est constitutif de nos humanités ! 

En attendant l’autorisation d’accueillir les spectateurs au Quai d’Angers, le théâtre s’invitera donc cet été de manière impromptue dans sa ville : dans la rue, sous les fenêtres, sur les balcons ou dans les cours d’immeubles… 

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