Pour ce premier "Petit Atelier", Vincent Josse s'entretient avec le pianiste Alexandre Tharaud confiné dans son appartement parisien. Est-ce un temps pour la création ? Un moment propice à l'imagination ? Découvrons comment ce musicien, toujours entre deux avions, vit cette période singulière...

Alexandre Tharaud confiné et son piano portatif
Alexandre Tharaud confiné et son piano portatif © Radio France / A. Tharaud

Chaque  mercredi, à 13h52, Vincent Josse vous invite dans "Le Petit Atelier". Durant cinq minutes, un artiste raconte son rapport à la création dans ce nouvel atelier, son espace contraint, son lieu de confinement.

Le pianiste concertiste Alexandre Tharaud interprète du répertoire français (Rameau, Couperin...) mais aussi de Bach, Schubert, Tchaïkovski... parcourt le monde entier depuis plus de vingt ans. Chez lui, à Paris, il a choisi de ne pas avoir de piano, préférant aller travailler sur celui de ses amis. Le nombre de trousseaux de clés qu'il possède est d'ailleurs impressionnant. Comment supporte-t-il le confinement sans piano et sans voyager ? C'est une toute autre vie que mène et raconte Alexandre Tharaud, dans "Le Petit Atelier"...

Le plus étonnant c’est de prendre goût à une vie opposée à celle qui était la sienne,  jouer moins, passer du temps chez soi, donner plus de temps aux gens qui sont essentiels.

Après avoir tourné en rond pendant plusieurs jours, le soliste s'est fait prêter un clavier numérique, "c’est loin d’être un vrai piano mais ça m’a sauvé la vie… " confie-t-il . Contraint par la force des choses à réinventer sa manière de vivre et de travailler, il a décidé d’offrir chaque semaine un concert à ses voisins en jouant sur son palier, car "tout peut devenir une scène, il suffit de mettre des gens sur des chaises ou des marches et on en fait le lieu d’un spectacle".

Je pourrais arrêter le piano du jour au lendemain, par contre sans la scène je ne me vois pas vivre sereinement.

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