Le 23e festival de Marseille se déroule jusqu'au 8 juillet avec des artistes venus des quatre coins du monde pour présenter des créations de danse et de théâtre. Un festival engagé pour repenser l’Europe et s’ouvrir sur l’Afrique.

Kirina
Kirina © Philippe Magoni

La fin de l’Europe pour 2022, c’est la prédiction de la grande exposition d’anticipation de ce Festival de Marseille conçue par le belge Thomas Bellinck. Il imagine que les électeurs de la France et les Pays-Bas vont voter en faveur de la sortie de l’Europe lors d’un référendum.

Nous sommes en 2050. Cette exposition est une déambulation dans l’histoire de l’Europe de sa construction à la fin de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à sa chute.

Une première version avait été présentée en Belgique, et déjà Thomas Bellinck avait prédit le pire, le Brexit. 

L’ouverture à l’autre : c’est le crédo de ce festival de Marseille. Une ouverture sur la Méditerranée et l’Afrique avec la création du premier opéra 100 % africain : Kirina, qui s’inspire d’un fait historique fondateur du Mali au XIIIe siècle.

Après la bataille de Kirina, l’empereur visionnaire Soundjata Keita écrit la première constitution de l’humanité qui a été classée au patrimoine culturel de l’Unesco.

Le spectacle a été conçu par la Malienne Rokia Traoré et le chorégraphe belgo-burkinabé Serge Aimé Coulibaly. Ultime représentation à 14 h à la friche de la Belle-de-Mai avant une tournée en Belgique et en France. 

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