Le 68eFestival d’Avignon bat son plein avec ce qui s'annonce déjà un gros succès avec le Mahabharata dans une version japonaise à la Carrière Boulbon et un spectacle déambulatoire dans l’hôtel des monnaies d’un écrivain Brésilien qui traite de la montée de l’extrémisme…

Mahabharata
Mahabharata © radio-france / Christophe Raynaud de Lage

On ne cesse de vous le dire, ce 68ème festival est politique. Depuis son ouverture, des prises de paroles d’intermittents sont copieusement acclamées par le public qui soutient le mouvement, heureux que les spectacles puissent se dérouler. Et dans cette programmation, la création du texte de l’écrivain brésilien Bernardo Carvalho était très attendue . Le titre est un peu long « Dire ce qu’on ne pense pas dans des langues qu’on ne parle pas ». C’est une mise en scène déambulatoire d’Antonio Araujo. Les spectateurs suivent les comédiens dans l’ancien hôtel de monnaies.

Il s'agit d'un récit contemporain qui parle de la crise financière, de la crise européenne, de la montée des extrêmes. La pièce a été créée en mai à Bruxelles quelques jours après le scrutin européen, dans une atmosphère un peu pesante.

Dans la carrière Boulbon on fait la fête avec le Mahabharata . Peter Brook a créé en 85 un spectacle qui a fait date dans l'histoire du festival. 30 ans après c’est un japonais Satoshi Miyagi qui reprend le flambeau. Il a totalement transformé l’espace de la carrière. La scène est un cercle de 20m de diamètre, le public est assis à l’intérieur.

Ce dispositif offre une vision en cinémascope. Satoshi Miyagi utilise les codes du théâtre japonais dans une version très contemporaine . La musique est totalement entraînante, elle est composée de jolies sonorités qui vont des traditions japonaises à la pop. Les comédiens sont facétieux, tous de blanc vêtu, ils arborent de magnifiques costumes et de très beaux masques en papier aux lignes épurées. Ce Mahabharata est déjà l’un des succès de ce Festival.

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