Un an après l'attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo, cette semaine a largement été consacrée aux hommages et au souvenir. Et en couverture de Charlie cette semaine, on pouvait voir le dessin d'un dieu, courant avec une kalachnikov dans le dos, sous le titre "L'assassin court toujours". Un an après, avec un peu de distance, l'idée serait donc de dire que dieu lui-même est coupable, tout autant, voire plus que les terroristes. Mais quel sens peut-il y avoir à désigner un dieu comme coupable ? Certes le rapprochement entre le monothéisme et la violence n'est pas nouveau, mais plutôt que d'accuser un dieu n'est ce pas vers les hommes qu'il faut continuer de se tourner ? Pire encore : désigner dieu, n'est ce pas finalement oublier que ce sont bien des hommes qui ont tiré, n'est ce pas oublier la réalité profondément humaine du terrorisme ? N'est-ce pas s'empêcher d'affronter clairement le problème du fanatisme ?

La Une du numéro double de Charlie Hebdo en vente le 6 janvier 2016
La Une du numéro double de Charlie Hebdo en vente le 6 janvier 2016 © Charlie Hebdo

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