Ce matin, c'est un couple : Céleste et Patrick. Ils vivent en Normandie, un petit village de la Manche où ils tiennent des chambres d'hôte, et on les a vus il y a quelques jours à la télévision.

Capture écran de la présentation de l'émission "Bienvenue chez nous", émission produite par Christophe Dechavanne pour TF1
Capture écran de la présentation de l'émission "Bienvenue chez nous", émission produite par Christophe Dechavanne pour TF1 © TF1

Ils ont participé à « Bienvenue chez Nous », mais ils disent que depuis, leur vie est devenue un enfer...

Tout d'abord, quelques mots sur l'émission.

« Bienvenue chez nous », c'est donc une compétition (TF1, fin d'après-midi) qui voit s'affronter des propriétaires de chambres d'hôtes. Chaque semaine, quatre couples vont ainsi juger les prestations de leurs rivaux – l'accueil, la convivialité, le jardin, le dîner – et ceux qui, à la fin, obtiennent les meilleures notes, repartent avec 3.000 euros ! 

A priori, le principe paraît bon enfant, mais dans les faits, c'est un festival de vacheries

Et c'est pour ça que ça peut être assez drôle à regarder… On voit les candidats scruter la propreté des pièces : la bonde du lavabo, la cuvette des toilettes. Ils cherchent la poussière sur le dessus des meubles. Ils soulèvent les tapis, vérifient qu'il n'y a pas des cheveux ou – pire – des poils sur les draps !

Quand Céleste et Patrick ont accueilli leurs concurrents, ces derniers ont d'ailleurs trouvé plein de trucs à redire… Les feuilletés au camembert étaient beaucoup trop cuits, les lits étaient trop courts, le salon trop austère, la piscine bien trop petite – « C'est plutôt une pataugeoire ! » Ça, Céleste et Patrick, ils n'ont pas apprécié qu'on dise que leur piscine était une pataugeoire. Sauf qu'eux-mêmes ont été bien plus sévères encore avec les autres couples.

Ils ont critiqué la déco : « Y en a pas, elle est nulle, et puis le orange, ça m'oppresse ! » 

Ils ont critiqué les maisons : « J'aime pas le papier peint... J'aime pas la moquette... Le carrelage, c'est pas mon truc... On se croirait dans une prison ! » 

Bien sûr, ils ont également détesté les chambres. « Un placard à balais... Trop rustique, trop sombre, trop moderne, trop clair... Et la salle de bain est vétuste. Ça sent le vieux, ça sent le moisi ! » 

Et le repas végétarien ? C'était « catastrophique », y avait pas assez à béqueter ! Et la nappe en plastique, quand même, ça fait tâche...

Céleste et Patrick ont donc été odieux : un mélange des Thénardier, des Balkany… et des Ceausescu 

Et c'est précisément parce qu'ils les ont trouvés odieux que des téléspectateurs débiles leur font aujourd’hui des misères. Depuis la semaine dernière, ils reçoivent ainsi des coups de fil anonymes en pleine nuit : flopée d'injures, menaces de morts… Et sur les différents sites de réservation, certains ont écrit des messages incendiaires sur leurs chambres d'hôte – alors qu'ils n'y ont pas dormi. Résultat : désormais, Céleste et Patrick n'en peuvent plus.

Raison pour laquelle ils ont choisi de contre-attaquer. Dans la presse, ils s'en sont pris à la production de l'émission. Ils ont expliqué qu'ils avaient été manipulés, qu'on les avait forcés à dire des trucs désagréables et qu'on avait coupé toutes leurs phrases gentilles au montage ! 

On a voulu les présenter comme des bourreaux, ils seraient en fait des victimes

Du reste, avant eux, d'autres participants de « Bienvenue chez Nous » avaient déjà subi pareille mésaventure. Emmanuelle et Rachid, Dominique et Patrice, Stella et Denis…  Tous avaient accepté les caméras chez eux parce qu'ils se disaient que ça leur ferait un peu de pub... Mais ils ont découvert les féroces ressorts de la télé-réalité : réalité scénarisée, qui sait s'appuyer sur nos instincts les plus vils, et qui adore mettre en avant la méchanceté des gens. 

La télé, sachez-le, peut transformer les hommes et les femmes en monstres. Après quoi, ceux qui les regardent se comportent en monstres à leur tour. Si, donc, on vous propose d'y participer, surtout n'y allez pas ! Répondez que vous avez piscine… ou que vous avez pataugeoire.

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