Léa Salamé/ L’Europe/ L’environnement  autant de sujets qui font réagir les auditeurs et pour en parler au micro de la médiatrice,  Laurence Bloch, la directrice de France Inter et Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter

Au menu de ce rendez-vous : Léa Salamé, élections européennes et environnement/ planète Avant d’être un canevas politique, l’Europe c’est un mythe. L’histoire d’une princesse de Phénicie, le Liban actuel. Et dans l’histoire de cette déesse se mêlent une rencontre, l’amour et la disparition momentanée. Autant d’ingrédients qui font écho à une voix de la matinale. Une journaliste car /dans son histoire /a elle aussi / se mèlent  une rencontre, l’amour et la disparition momentanée. Elle, c’est Léa Salamé. A cause de l’actualité de l’Europe elle fait le choix de renoncer à l’antenne pendant deux mois. Car le Vieux continent entre /en effet /en campagne et au programme de cette campagne justement, un dossier qui vous tient particulièremenT TA cœur, vous , auditeurs de France Inter, c’est l’environnement.
Léa Salamé/ L’Europe/ L’environnement  autant de sujets qui font réagir les auditeurs et pour en parler au micro de la médiatrice,  Laurence Bloch, la directrice de France Inter et Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter

Léa Salamé quitte momentanément l'antenne

Vous avez été très nombreux à réagir à la décision  de Léa Salamé  de quitter momentanément l’antenne de la Matinale le temps de la campagne des Européennes. Réactions hétérogènes, deux types de réactions à vrai dire : d’un côté des auditeurs qui regrettent ce départ mais saluent la décision de Léa Salamé, de l’autre des auditeurs consternés voire  carrément en colère contre le fait qu’une journaliste soit dans l’obligation, en 2019,  de « s’effacer » derrière la carrière politique de son compagnon.Jean-Philippe écrit : « Je tenais à vous faire part de ma consternation suite à la suspension d’antenne de Léa Salamé pour les raisons que l’on sait, et quand bien même cette dernière l’accepte.En 2019, après me-too, une femme ne peut donc pas exercer une activité journalistique si son compagnon fait de la politique? Est-ce à dire qu’une femme ne peut avoir ses propres opinions ? D’autant que sauf erreur Léa Salamé n’est paZ éditorialiste! Cette décision me semble illogique et anachronique d’autant qu’elle ne se présente que parce que nous allons rentrer en période électorale. Quelle hypocrisie! J’attendais mieux de France Inter. »Fin du message de cet auditeur Cette décision relève-t-elle d’un choix personnel de Léa Salamé, ou d’une décision collégiale ?

Laurence Bloch : c'est une décision collégiale effectivement, très longuement débattue avec Léa Salamé et Catherine Nayl. Même avec une vie privée politique, une journaliste reste journaliste, garde son esprit critique.  Lorsque Raphaël Gluckmann a créé son parti, Léa Salamé est resté à l'antenne. Mais il est important de protéger une chaîne du service public, qui se doit d'être exemplaire. Mais au moment d'une campagne, moment particulier, où la parole politique compte plus encore, il fallait appliquer un "principe de précaution" qui est que Léa Salamé n'est plus à l'antenne le temps de la campagne mais revient évidemment, le lundi 27 mai.

Ce que des auditeurs ne comprennent pas c’est pourquoi la présence de Léa Salamé sur l’antenne n’est pas compatible avec la période électorale des Européennes ? On sait qu’une campagne électorale est un moment particulier dans le choix des invités, pour les temps d’antenne, pour les équilibres, …est ce que la présence de Léa Salamé aurait à ce point complexifié les invitations ?

Catherine Nayl : Ce n'est pas une question d'homme ou de femme, c'est une question de déontologie journalistique et d'efficacité de profession pour l'antenne. On ne peut pas se demander à chaque fois si on peut inviter tel ou tel personnalité politique, si Léa doit se demander à chaque fois si elle peut poser telle ou telle question.

Le fait que cela se passe sur France Inter suscite de l’incompréhension chez les auditeurs qui considèrent que cette station porte des valeurs progressistes, qu’elle valorise la promotion de l’égalité Femme/homme. Est-ce qu’il n’y a pas là un paradoxe assez inconfortable ? Par ce choix vous protégez votre antenne ou Léa Salamé ?

Laurence Bloch :  Il faut porter haut et fort la question de la parité mais aussi celle de l'exemplarité. Très fière que ce soit une femme qui est pris cette décision avant même de lui avoir demander pour protéger l'antenne, pour protéger la profession, pour se protéger.  
Catherine Nayl : décision prise à regret, mais elle est très bien remplacée par Alexandra Bensaïd.

Les élections européennes : Comment l’antenne se mobilise à l’occasion de ces élections ? Délocalisation ?

Dans moins de deux mois, 500 millions d’européens sont appelés aux urnes. France Inter propose le premier débat du 4 avril avec des têtes de listes de la campagne des Européennes.

Catherine Nayl : c'est un partenariat avec FranceTélévisions : les auditeurs/téléspectateurs assisteront au premier espace de compréhension politique parfois contradictoire des têtes de listes qui se présentent à ces élections, pour permettre à nos auditeurs de se faire une idée.  
Laurence Bloch : l'idée est que les auditeurs se sentent concernés par cette élection. L'Europe c'est l'affaire se tous. Les premiers rendez-vous ont commencé en septembre avec Foule continentale de Caroline Gillet le dimanche à 13h20

France Inter va proposer une semaine européenne. A cette occasion la rédaction et les programmes sont mobilisés. L’idée c’est de faire de la pédagogie, de jouer pleinement votre rôle de service public pour ce vote important pour l’avenir de l’Europe ?

Laurence Bloch : La semaine du 21 avril vont être conjugués des programmes de la rédaction et des programmes de l'antenne pour un éclairage plus intellectuel et des 18/20 où on va demander aux auditeurs de s'emparer des problèmes.  
Catherine Nayl : l'environnement, la défense, les problèmes migratoires, l'Europe libérale, l'Europe sociale, la transition écologique se sont autant de thèmes en s’attachant à donner la parole aux auditeurs pour qu'ils comprennent bien sur quoi ils vont voter.

Les rendez-vous récurrents consacrés à l’antenne l’Europe ?
En direct de Bruxelles / Angélique Bouin / Tous les jeudis 18h50
Le vrai faux de l’Europe / Delphine Simon / tous les vendredis dans le journal de 13h
Café Europe / Stéphane Leneuf  / tous les dimanches à 7h17
Téléphone Sonne Europe / Stéphane Leneuf / 1 fois par mois le mercredi à 19h20
Reportage au moins 1 fois par semaine dans Un Jour dans le Monde à 18h40
_Côté programmes : Foule continentale / Caroline Gillet le dimanche à 13h20_Fin mai donc, un demi-milliard d’européens votent. Au menu de ces élections : l’environnement.

Les questions autour de l'environnement

Ce 27 mars France Inter a consacré  une grande partie de son antenne au combat contre le plastique
« Le plastique, non merci ! »
Depuis la rentrée de septembre les questions environnementales reviennent régulièrement dans le courrier des auditeurs.
« Le plastique, non merci ! » journée spéciale sur France Inter et Konbini, mercredi 27 mars 2019

Comment concilier conscience écologique et souci de désaltérer ses troupes et les invités ?

Laurence Bloch : Cette journée a de très grandes vertus et dont la prêtresse est Catherine Nayl. Ce qui est très intéressant, c'est toutes les problématiques qu'elle pose autour de la transition. Cette journée est un bon début.

Depuis la rentrée de septembre les remarques sur l’environnement, l’écologie, le climat, la planète reviennent régulièrement dans le courrier des auditeurs avec un regret : il n’y pas assez de rendez-vous réguliers consacrés à l’environnement sur l’antenne. « Ma fille de 22 ans, très impliquée sur la question du climat et la sauvegarde de notre planète, se demande, comme beaucoup de jeunes je pense, pourquoi ce sujet impérieux n'est pas évoqué chaque jour sur l’antenne, alors que l'urgence est là ! »‌ 

Catherine Nayl : il est évoqué de manière impressionniste à travers des reportages. Pour la rentrée nous travaillons à donner plus de visibilité autour d'une émission sur les problématiques de l'environnement. (constats et solutions seront données)

PUBLICITE SUV

Autre remarque très fréquente des auditeurs, elle concerne la publicité pour les voitures. Voici un message parmi d’autres : « Je suis fidèle parmi les fidèles auditeurs de France Inter. Aujourd’hui on n’a jamais tant parlé d’écologie, la jeunesse manifeste, la prise de conscience est assez généralisée. Dans ce contexte, France Inter ne peut plus nous servir des pubs pour des S.U.V! N’y a t il pas des annonceurs qui ont besoin de promouvoir des véhicules « propres », l’utilisation des transports en communs ou de bicyclettes ? Faites un effort, le monde bouge, et ces grosses bagnoles arrogantes, on ne veut plus en entendre parler ! »

Laurence Bloch :  Je ne décide pas d'une marque qui fait sa campagne publicitaire sur France Inter. Il y a des règles précises et nous ne pouvons pas faire de refus de vente. C'est une question qui se pose tout de même. Mettre en place une charte ?

Clin d’œil à celle qui est quotidiennement à ce micro à cette même heure...

C’est le coup de cœur des auditeurs : spécial dédicace à l’Instant M //Sonia Devillers avec les élèves d’InterClass’ la semaine dernière. A l’occasion de la semaine de la presse à l’école les ados étaient au micro de la matinale et de différents rendez-vous d’information et les auditeurs on adoré.Alors plusieurs réactions d’auditeurs : " Merci pour ce moment trop court avec ces jeunes de 3 ème. Grâce à vous, j’ai l’impression de franchir un fossé générationnel. C’était hyper intéressant ! J’ai juste envie que cela dure plus longtemps pour mieux comprendre leur manière de voir les choses. Merci d’avoir démontré que les futures générations ne sont pas décérébrées. A quand la prochaine émission, ça nous aide vraiment à mieux les comprendre »

Laurence Bloch :  La jeune génération a plein de choses à nous dire. C'est la vie qui pénètre dans un studio.  
Catherine Nayl : Une matinale est une prise de risque mais pas plus avec des jeunes. Ces jeunes ont travaillé comme de vrais journalistes.

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