Cette nuit d’horreur a profondément traumatisé la France et la couverture journalistique du procès a suscité dès le premier jour de nombreuses questions de la part des auditeurs, Jean-Philippe Deniau chef du service police justice de France Inter et Charlotte Piret sont au micro d'Emmanuelle Daviet

Lors de la deuxième journée d'audience au procès des attentats du 13 novembre 2015.
Lors de la deuxième journée d'audience au procès des attentats du 13 novembre 2015. © Radio France / Valentin Pasquier

Il y a quinze jours la justice française a ouvert le procès des attentats jihadistes du 13 novembre 2015, attentats les plus meurtriers commis dans notre pays depuis la Seconde Guerre mondiale. 141 médias sont accrédités pour suivre la plus grande audience criminelle jamais organisée en France.
La cour d'assises spéciale doit juger vingt personnes, dont le Franco-Marocain Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos téléguidés par le groupe Etat islamique. 130 morts. Plus de 350 blessés à Paris et Saint-Denis.

Cette nuit d’horreur a profondément traumatisé la France et la couverture journalistique du procès a suscité dès le premier jour de nombreuses questions de la part des auditeurs, questions parfaitement légitimes auxquelles nous allons répondre aujourd’hui dans cette émission avec Jean-Philippe Deniau chef du service police justice de France Inter et Charlotte Piret du service police justice qui suit ce procès pour France Inter avec Sophie Parmentier

Beaucoup de questions des auditeurs. Ils s’interrogent tout d’abord sur la pertinence de couvrir l’intégralité du procès prévu pour durer neuf mois :

Voici un message « J’apprends que vous allez feuilletonner les procès des attentats du 13 novembre chaque jour pendant neuf mois ! Outre le fait que vous prolongez et servez le but des terroristes qui est fondamentalement un but médiatique, après deux ans de Covid et de décompte des morts, vous maintenez la pression de la peur. Nous avons besoin de respirer et cela sans trahir la mémoire de personne, ni être dans le déni de faits sur lesquels nous sommes largement informés depuis des années. L’idée de suivre quotidiennement le procès est bien une idée de journaliste, c’est à dire avant tout un goût du spectacle. »
Et puis cette remarque d’un autre auditeur « L’enjeu du procès des événements du 13 novembre pose la question du traitement de l’information. Maintenir une information permanente jusqu’au terme du procès comme cela a été annoncé engage des conséquences multiples. La première c’est la caisse de résonance offerte aux islamistes. La conséquence qui en découle est l’alimentation dans l’arène politique du climat sécuritaire dont nous savons à qui il profite. »
Jean Philippe Deniau, pourquoi est il nécessaire de couvrir l’intégralité du procès ?

Jean Philippe Deniau : D'abord, c'est un choix. J'aime beaucoup votre auditeur qui dit que c'est bien là une idée de journaliste. C'est bien, oui, parce que j'ai envie de dire que c'est un peu une réponse fondamentale à une question fondamentale. En règle générale, un journaliste couvre un fait d'actualité d'un bout à l'autre pour en faire une restitution la plus fidèle possible. On fait, on ne se pose jamais la question pour un match de foot qui dure 90 minutes, pour une séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale et qui va durer deux heures, ou pour un procès en comparution immédiate qui va durer 20 minutes. Là, on s'est posé la question, bien évidemment. C'était un événement de neuf mois que ça impose de dégager des moyens, déjà. Et puis, on a cherché le sens. Ce procès, je pense que c'est une page d'histoire, une histoire collective et une histoire individuelle, une somme d'histoires individuelles. Il va y avoir pendant neuf mois des débats sur les préjudices qu'ont subi les victimes et leurs familles, des débats sur l'enquête, des débats sur la gestion politique, de toute cette phase d'attentats et de la lutte antiterroriste. Et puis, in fine, il y aura aussi des débats sur la culpabilité de chacun des 20 accusés. Si on couvre ce procès qu'au moment qu'on juge les plus saillants, les plus spectaculaires, les plus émouvants ou je ne sais quoi d'autre, quelque part, on va passer à côté de ce rendez-vous avec l'histoire.

Vous ne craignez pas le risque de saturation ?

Jean Philippe Deniau :  la saturation des auditeurs ? Non, je pense que le procès, déjà les débats vont avancer, on va aborder des tas de thématiques comme je viens de le décrire. On va avancer dans ce processus. Et puis, je crois sincèrement que l'on a un besoin d'explication. Voilà. Et puis on va doser, bien évidemment. Et puis, tout simplement on est dans une mission de service public ?        
Absolument. Et c'est pour ça qu'on a choisi de faire l'intégralité des débats avec Charlotte Piret et Sophie Parmentier via le web tous les jours. Et puis, il y a les live tweet également de Charlotte et de Sophie, pour suivre en direct, entre guillemets, les débats tels qu'ils se déroulent. 

Jean Philippe Deniau, vous couvrez le domaine de la justice depuis très longtemps, un procès d’une telle ampleur se prépare longtemps à l’avance. Quel dispositif avez vous mis en place ?

Jean Philippe Deniau : Déjà, soulignons que Charlotte Pierre et Sophie Parmentier travaillent sur les attentats du 13 novembre 2015 depuis le 13 novembre 2015. Depuis cette nuit-là. Elles ont suivi toutes les étapes de l'enquête pendant cinq ans. Et puis, pour préparer ce procès en particulier, elles se sont détachées depuis le printemps pour réaliser ce vaste dossier, à la fois à la radio et pour le site Internet de France Inter, où l'on a pu lire avant même que les débats commencent, déjà une quarantaine de sujets, de portraits et d'explications pour tout comprendre des enjeux.

Charlotte Piret comment se prépare-t-on pour couvrir un tel procès pendant 9 mois ?

Charlotte Piret : En travaillant beaucoup. En fait, je pense que la clé est là. Effectivement, c'est un procès d'ampleur et je pense que pour en rendre compte de la meilleure manière qui soit, c'est une grosse masse de travail. Jean-Philippe en parlait effectivement. Sophie et moi, on travaille depuis le 13 novembre là-dessus, donc, on a une connaissance du dossier assez complète. Et après, plus récemment, on a rencontré un maximum de personnes, évidemment beaucoup de victimes, mais aussi des acteurs professionnels, avocats de la défense, des parties civiles, magistrats, etc. Ça permet, avant même d'arriver, d'avoir l'idée la plus complète de qui sont les personnes qui vont se saisir de ça ? Comment ça va se jouer ? Quels sont les enjeux ? Comment chacun a évolué avec cette histoire aussi parce que les gens aujourd'hui, notamment les victimes, ne sont pas exactement dans la même position, dans le même état d'esprit, dans le même avancement personnel qu'elles étaient il y a six ans et donc tout ça, c'est un travail qu'on a fourni. C'est comme ça qu'on s'y est préparé finalement.

Le Franco marocain Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos téléguidés par le groupe Etat islamique, a suscité beaucoup de messages des auditeurs.

« Fidèle auditrice de France Inter et tout autant admiratrice, je suis cependant choquée par la tribune médiatique que les médias offre à ce terroriste, seul ''rescapé'' des attentats du 13 novembre. Je ne le nomme pas exprès pour le laisser dans son ignorance. Avant d'être une petite “frappe” sans intérêt qui se double d'un lâche, il se retrouve à la Une de tous les médias comme un héros pour tous ceux qui lui ressemble. On attend qu'il parle alors qu’en réalité on aimerait qu'il disparaisse. »
Un autre auditeur ajoute : « Pourquoi nommez-vous en permanence le nom du terroriste (que je connais maintenant par cœur, mais que je ne veux pas citer ici ? C'est un nom qu'il faut ignorer. Si vos journalistes continuent à le citer, cela signifie qu'ils veulent promouvoir cet individu et augmenter sa notoriété. »

Jean Philippe Deniau des auditeurs estiment que citer le nom du terroriste

ça propulse sa glorification, ça forge sa starification morbide et puis fait de lui un héros inspirant de potentiels candidats au jihad. Ils demandent d’anonymiser le terroriste, de ne pas le nommer . Que leur répondez-vous ?

Jean-Philippe Deniau :  C'est une question qui se pose fréquemment, et tout le temps et à laquelle je pense qu'il n'y a pas de réponse évidente au stade de l'enquête. Et au moment où l'attentat se produit, dans les jours qui suivent, les mois qui suivent pendant l'enquête. Mais là, on est au stade du procès. Ces hommes sont en face de leurs juges. Ils doivent être, à mon avis, médiatiquement traités, comme tous les accusés qui comparaissent en cour d'assises ou ou tous les prévenus qui sont devant le tribunal correctionnel. Il ne s'agit pas de les promouvoir, comme dit notre auditeur, ou encore moins d'en faire des héros, mais simplement nous on est là pour restituer la réalité de ces audiences dans laquelle ils sont présents en face de leurs victimes. Ils sont là. Cette question, elle pourrait se poser pour n'importe quel procès et pour n'importe quel accusé, n'importe quel prévenu. Est-ce qu'on doit nommer un malfaiteur ? Est-ce qu'on doit nommer un homme politique ? Est-ce qu'on doit nommer un polémiste raciste qui comparaissent ? On n'est pas là pour promouvoir. On n'est pas là pour en faire des héros. On est là simplement pour restituer ce qu'il se passe. Et question qu'est ce qu'on gagnerait à taire leurs noms ? 

Charlotte Piret : Il y a aussi une autre dimension qui est celle de la clarté. En fait, ils sont vingt accusés à ce procès. Si on ne les nomme pas, comment rend-on compte ? Comment on distingue les uns des autres ? Ou pourquoi est ce qu'on nommerait certains des accusés et pas Salah Abdeslam sur quels critères complètement arbitraires finalement, on le ferait. Il y a aussi ce besoin de rendre compte de ce qui se passe à l'audience. 

Des auditeurs considèrent également que le procès offre à Salah Abdeslam une tribune médiatique à son bagage propagandiste. Dès le début du procès ses prises de paroles ont pris la forme de provocations et de coups d’éclat.
Je vous lis un message parmi d’autres :
« Il est absolument insupportable que nous ayons à entendre les débilités fanatisées du déchet islamiste. Vos journalistes qui se complaisent à donner audience à cette ordure ne se rendent même pas compte qu'ils/elles lui déballent un tapis rouge médiatique qui fait de ce déchet un "héros" » nous écrit un auditeur.

Après 6 ans de silence, le seul membre encore en vie des commandos du 13 novembre 2015 a pris la parole. Charlotte Piret comment restituer les faits, donner à entendre les propos tenus dans la salle d’audience sans offrir une tribune médiatique à Salah Abdeslam ?

Charlotte Piret : En fait, toute la question, je pense, est celle de la juste place. C'est à dire, évidemment, qu'il faut qu'on rende compte de cette parole. Au nom de quoi la tairerait-t-on. Ce serait une censure qui n'a aucune justification. Et en même temps, effectivement, l'idée n'est pas de lui offrir plus de place qu'elle n'en a à l'audience. Donc, c'est tout cet équilibre entre la fois raconter les prises de parole de Salah Abdeslam et aussi raconter les prises de parole des autres accusés et de tout ce qui se passe à l'audience. Et c'est ce qu'on s'astreint à faire avec Sophie Parmentier, à la fois sur l'antenne et sur le site internet de France Inter. C'est véritablement de raconter tous les éléments saillants de l'audience. La prise de parole de Salah Abdeslam en fait partie. 

Emmanuelle Daviet :  Donc, vous tentez cet équilibre et malgré tout, vous n'avez pas eu parfois le sentiment, peut être, de tomber dans le piège de la manipulation ?

Charlotte Piret : C'est une question qu'on a évidemment à l'esprit en permanence. On réfléchit au fur à mesure de ce procès. Bien sûr, je pense que non pour plein de raisons. C'est à dire que quand on raconte ce que dit Salah Abdeslam à l'audience, on raconte aussi comment le président, par exemple, l'a recadré. Qu'est ce qu'il a opposé quand il y a un avocat de défense ou de parties civiles qui intervient en réaction, on le dit aussi, c'est à dire que nous en on retranscrit une scène avec la parole des différents acteurs de cette audience. Donc, ça permet. aussi de faire une sorte de contrepoids finalement à cette parole-là, et on raconte aussi, par exemple, que les autres accusés parce que c'est aussi un fait notable et 13 autres qui sont là, sont sur une tonalité complètement différente de celle de Salah Abdeslam, avec des propos qui n'ont rien à voir et une attitude à l'audience, qui est très différente aussi. Et ça aussi, on l'a expliqué. 

Emmanuelle Daviet :  Charlotte Piret, vous êtes très aguerrie dans l'art de faire vivre l'audience quasiment en direct sur votre compte Twitter, Jean-Philippe Deniau l'a mentionné tout à l'heure les tweets que vous avez écrit au sujet de Salah Abdeslam ont-ils davantage fait réagir que les autres ?

Charlotte Piret : Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus. C'est là tout le paradoxe de cette question. Je n'ai pas de proportions en tête, mais effectivement, n'importe quel tweet qui reprend une citation d'une phrase de Salah Abdeslam, il est commenté, il est retweeté. Beaucoup sont extrêmement violents envers Salah Abdeslam et décrit tous les supplices qu'il faudrait lui imposer. Oui, effectivement, ça fait énormément réagir. C'est d'ailleurs tout le paradoxe. C'est à la fois. On nous reproche de relayer et en même temps, certaines personnes peuvent nous reprocher de relayer et en même temps ce qui fait le plus réagir.

Les auditeurs ont également fait part de leur incompréhension au sujet des bruits et sons de fusillade diffusés dans les reportages consacrés à la nuit du 13 novembre 2015 :

Voici des messages « Durant un reportage sur le Bataclan, il y a eu la diffusion d'un son de fusillade. Je ne comprends pas la diffusion d'un tel son à une heure de grande écoute. Il me semble que France Inter a établi sa notoriété sur son sérieux et sa diversité, pas sur les effets de buzz. Je pense que cela relève du voyeurisme malsain. »
« Je suis bouleversé par ces témoignages des rescapés du Bataclan. Mais en colère de votre besoin d’intercaler des effets sonores de coups de feu !! Quel intérêt de « scénariser » ainsi ces récits tellement poignants ?? Vous auriez été Netflix, j’aurais compris. Mais là, vous ôtez une part de crédibilité à ces personnes ; leurs mots seuls auraient suffi… On n’est pas au cinéma… ».
Jean-Philippe Deniau , que répondez vous à ces auditeurs ?

Jean-Philippe Deniau  : Il y a une grande part de ressenti. Evidemment, on n'a pas tous la même oreille à ce que l'on écoute, ce que l'on entend. Mais avant, je voudrais préciser des choses par rapport à votre dernier auditeur qui parle d'effet sonore, de scénarisation et de cinéma. Non, non, non, non, non. Ce ne sont pas des effets sonores que nous avons rajoutés. Ce sont les véritables bruits de cette véritable tragique soirée que nous avons, entre guillemets, glissé sous les témoignages ou sous les commentaires des journalistes. C'est une illustration du réel part du réel. On fait de la radio, on fait de la radio dans n'importe quel témoignage. On peut rajouter des ambiances, comme l'on dit dans notre jargon, des ambiances qui ne font que appuyer, illustrer le réel. Alors après, on peut trouver que c'est trop. En tout cas, je veux bien insister sur le fait qu'on n'a pas cherché à faire du buzz ou de l'effet sonore, mais chercher à représenter autrement la réalité.

Chaque vendredi la chronique « Arrêt sur audience » propose dans le journal de 13 h de Bruno Duvic de revenir sur les faits marquants et les coulisses de ce procès inédit dans l’histoire judiciaire française, pourquoi raconter les à-côtés ou évoquer les personnages que vous croisez dans cette salle d’audience ?

Charlotte Piret :  parce que tout ne se passe pas dans la salle d'audience. En fait, il y a aussi énormément d'à côté puisque nous sommes très nombreux à la fois les parties civiles et tous les professionnels qui prenons part à ce procès là, à nous voir tous les jours, à partager des moments de suspension d'audience. Il y a aussi des choses. C'est une espèce de très grande aventure humaine aussi qui se joue là. Et c'est aussi intéressant. Je pense parfois de le raconter. J'ai en tête, alors ça ne s'est pas encore passé et on verra d'ailleurs si ça se passe. Mais à ce procès, si des attentats du 13 novembre. Mais j'ai en tête une scène qu'on avait raconté du procès des attentats de janvier 2015 Charlie Hebdo, Montrouge et l'Hyper Cacher. On a vu lors d'une suspension d'audience, par exemple, certaines parties civiles allaient s'approcher du box des accusés pour échanger certains mots. Je trouve que c'est aussi des moments qui sont importants parce que ça permet de comprendre ce qui est en train de se jouer à ce moment là. Et voilà, ça permet aussi de raconter ces instants là que de parler des coulisses, comme on dit.

Vous avez expliqué il a a quelques instants, la difficulté qu’il pouvait y avoir à restituer la parole du principal accusé À quelles autres difficultés êtes vous confrontée lors de ce procès ?

Charlotte Piret  : Celle de l'énormité de ce procès, en fait Les neuf mois. On en a parlé. La durée, comment on tient, comment on raconte, en restant pertinent. Jour après jour, comment on tient, à titre personnel aussi. La fatigue peut être parfois des moments de lassitude ou de difficultés un peu plus. Et puis le nombre de personnes concernées. On est 141 médias accrédités. Ça vous laisse imaginer aussi le nombre de confrères avec lesquels on travaille en même temps sur les mêmes lieux. C'est vraiment le côté surdimensionné de cette audience là qui, je pense, est le plus difficile à gérer, finalement. 

Les journalistes ne sont pas des machines et peuvent eux aussi être fragilisés lors de certaines audiences, y a-t-il un dispositif d’accompagnement, de soutien psychologique prévu ?

Charlotte Piret : C'est la première fois que c'est mis en place de cette manière. L'Association Paris aide aux victimes, qui est là tout d'abord pour aider les parties civiles qui sont à l'audience ou même celles qui suivent l'audience via la webradio, a étendu son dispositif aux professionnels, journalistes inclus. Et on a la possibilité d'aller rencontrer quelqu'un de Paris aide aux victimes si le besoin s'en faisait ressentir. 

Emmanuelle Daviet :  Et Jean-Philippe Deniau est complétée également par la présence d'un médecin qui est spécialiste dans l'accompagnement des reporters qui reviennent des terrains de guerre.

Jean-Philippe Deniau  :  Oui, ça fait partie du dispositif qu'on a mis en place avec Paris Aide aux victimes. On peut rencontrer soit un accompagnant qui est présent, comme le disait Charlotte, soit un accompagnant au téléphone, soit rencontrer un psychologue et notamment ce psychologue spécialiste du traitement. Comme on dit, du traitement des reporters sur le terrain. 

Charlotte Piret Merci d’avoir pris le temps de partager avec nous la complexité de la couverture journalistique de ce procès historique que vous couvrez aux cotés de Sophie Parmentier rappelons-le. Merci à vous Jean –Philippe Deniau d’être venu répondre aux questions des auditeurs.

Des auditeurs que je voudrais remercier également car vous êtes nombreux à nous écrire. Et pour nous c’est précieux. Vous nous faites parvenir vos avis, vos remarques, vos critiques. Vous nous donnez ainsi l’occasion d’expliquer nos pratiques, l’occasion aussi d’évoquer les coulisses du métier de journaliste et de décrypter les choix éditoriaux dans le contexte d’une actualité particulièrement dense. Faire ce travail d’explications est pour nous capital puisque cela nous permet de lever toute ambiguïté sur la manière dont nous remplissons notre mission d’information en tant que service public. Chaque vendredi vous pouvez retrouver la synthèse des remarques des auditeurs de France Inter dans une Lettre. Il suffit de vous y abonnez en allant sur le site « médiatrice de Radio France.

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