Entre 80 et 90 % des messages et courriels reçus depuis le début du conflit parlent de la grève qui perturbe les antennes de Radio France.

une requête partagée par beaucoup : celle d’une meilleure information sur les raisons et le déroulement de cette grève. Les auditeurs veulent savoir et comprendre ce qu’il se passe et ils sont frustrés même si en réalité on n’a jamais autant parlé d’une grève à Radio France sur les antennes de Radio France.

Quand il y a un mouvement à la SNCF, dans l’Education Nationale ou les hôpitaux dit cet auditeur, vous nous faites entendre les positions de toutes les parties y compris les usagers. Pourquoi ne le faites-vous pas aujourd’hui ?

L’ensemble des messages reçus ainsi que les textes publiés par les syndicats et la direction de Radio France sont sur le site du Médiateur :

les auditeurs, qui écrivent au Médiateur sont-ils pour ou contre la grève ? Ils sont d’abord pour la musique. Dans leur énorme majorité les auditeurs trouvent fantastique ce qu’en bon français on appelle la Play-list. Avec une réserve qui croit. Ils voudraient comme le dit Evelyne, une bande musicale plus variée et qui ne tourne pas en boucle. Les play-list des stations sont sur le site du Médiateur.

Les auditeurs qui commentent la grève Plus de un sur deux sont contre. « Alors qu’il y a des élections et une catastrophe aérienne faudra-t-il attendre une troisième guerre mondiale pour que les émissions reprennent ? » écrit Gisèle ? « Difficile d’accepter un blocage presque complet qui ressemble à un combat d’arrière-garde dans une tour de nantis très protégés des perturbations du monde dans lequel je vis » renchérit Jean-Michel. « Je suis fatigué de cette grève. La radio de Service Public est au service du public et non au seul service de ceux qui la font » affirme Philippe. Quant à Laurent, il trouve ce conflit « d’un archaïsme total, très cour de récré. » Dernière réaction dans le camp des contre, celle de Julie : « la grève est un droit inaliénable mais 14 jours ras le bol. Marre d’être toujours prise en otage par ces minoritaires au sein de leur entreprise. »

les arguments des auditeurs qui soutiennent les grévistes et d’abord combien sont-ils ? Un peu moins de 3 sur 10. « Je vous soutiens parce que je sais que vous ne faites pas cette grève de gaité de cœur ou pour embêter les auditeurs » dit Maud. « Ne vous excusez pas, ajoute Mado, parce que les programmes on y tient avec la qualité que mérite le Service Public. Le CSA et Gallet n’ont rien compris à la mission de Service Public et ils s’en fichent totalement. »

Quant aux quelques 15% restant ils parlaient uniquement la semaine dernière du Président de Radio France. Ainsi Jean-Paul qui résume la tendance. « Vous n’ignorez pas, écrivait-il, que le reste à vivre d’une fraction de plus en plus importante de la population française se rétrécit. Un investissement de 100.000 € pour rénover un bureau est une gifle à tous ceux qui souffrent. » Ces messages dirigés contre le PDG de Radio France ont disparus et ils sont peu à peu remplacés par des questions sur le fonctionnement de la grève. Combien de grévistes ? Qui vote la prolongation ou l’arrêt du mouvement ? Etc, etc.

Difficile de répondre à cette questio nLes grévistes sont moins de 10 % quand on compte l’ensemble du personnel de Radio France mais dans une société qui travaille 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, il y a rarement plus d’un tiers du personnel présent à un moment T. Quant au vote il se déroule en assemblée générale. Elles réunissent chaque jour entre 3 et 400 personnes.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.