Jean-Marc Four, le Directeur de la rédaction d’Inter et Guillaume Erner sont les invités du rendez-vous du jour.

D'abord quelques extraits de messages reçus qui tournent autour de ce thème :

"En tant que radio de Service Public, vous vous devez d’être universalistes et très exigeants quant à la qualité de la parole." Signé Bob. Frédéric lui, s’insurge contre une émission, "qui plombe une chaîne publique financée par les impôts." Je trouve toujours surprenant s’interroge Patrick, le mélange des genres de cette émission." Enfin Michel m’écrit « je m’interroge : les journalistes de France Inter subissent-ils des pressions ? On ne peut pas imaginer qu’ils ne connaissent pas le minimum de déontologie impliquant de donner sérieusement les points de vue de chaque protagoniste au lieu de se contenter de la dérision pour ce qui les gêne."

En ces temps de rumeur sur les changements dans la grille pour la rentrée d’Inter, ce qui intéresse le médiateur, ce ne sont pas les rumeurs, mais la question plus générale :

  • Tous ceux qui s’expriment devant un micro à Inter ont-ils les mêmes devoirs ?
  • Y a-t-il une différence entre une tranche d’information comme le 7/9 ou le journal de 13 h et une émission de programmes ?
  • Plus précisément encore, deux émissions qui se ressemblent dans leur facture Service Public de Guillaume Erner et le Téléphone Sonne d’Hélène Jouan ont-elles les mêmes contraintes et les mêmes engagements ?

La liberté de parole d’un journaliste et d’un humoriste ne sont pas équivalentes. L’un peut mentir effrontément pour alimenter son texte, l’autre non.

La frontière entre journaliste et producteur est souvent ténue . La différence, c'est que les journalistes ont des droits et des devoirs assez codifiés : charte officielle. Il existe également un certain nombre de droits, notamment sur le secret des sources. Guillaume Erner considère que l'ethos - terme sociologique qui dénote la manière de se comporter dans le cadre professionnel - n'est pas le même entre un journaliste et un producteur. Le journaliste se doit de respecter une certaine objectivité, alors que le producteur peut développer le caractère poétique et divertissant de ses billets. Jean Marc Four rappelle qu'un journaliste ne peut pas être totalement objectif. Une émission peut se permettre de mélanger les genres, de créer des licences poétiques.

La liberté de parole d’un journaliste et d’un humoriste ne sont pas équivalentes. L’un peut mentir effrontément pour alimenter son texte, l’autre non.

La loi est la même pour tout le monde, diffamation, racisme, antisémitisme, islamophobie, homophobie sont tous passibles des tribunaux . En revanche,les contraintes sont-elles les mêmes pour un producteur qui écrit un billet comme vous Guillaume ou un journaliste qui signe un éditorial ?

Les auditeurs considèrent parfois que tous ceux qui traitent sérieusement les thèmes qu’ils abordent sont journalistes. Ce qui n’est pas le cas à Inter.

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