C’est un sujet délicat qu’aborde aujourd’hui le Médiateur de Radio France.

Le samedi 2 novembre, deux journalistes de RFI étaient assassinés au Mali… Un hommage national leur était rendu le mercredi 6 novembre, quelques heures avant une grande manifestation de soutien aux quatre journalistes retenus en otage en Syrie…

De nombreux auditeurs ont écrit au Médiateur pour exprimer leur peine, leur solidarité, ou leur respect.

Mais plusieurs auditeurs ont aussi écrit pour dire que les journalistes en « faisaient trop » sur le sujet et accordaient moins d’attention aux autres victimes du terrorisme lorsqu'elles ne sont pas journalistes.

Jérôme Bouvier cite trois courriers d’auditeurs qui illustrent ce sentiment. Les auditeurs parlent de « corporatisme », d’ « emphase », de « folie » et appellent à une certaine « mesure ».

Matthieu Aron, directeur de la rédaction de France inter, répond aux auditeurs sur ce sujet délicat où l’émotion et la peine se mêlent aux choix éditoriaux.

Matthieu Aron dit assumer les remarques des auditeurs. Les journalistes réagissent effectivement de manière plus émotionnelle quand il s’agit de leurs confrères que, parfois, ils connaissent personnellement. De plus, lorsqu’on s’attaque aux journalistes, on s’attaque à la liberté de la presse et quelque part à la démocratie, ce qui rend l’évènement « exceptionnel » et dépasse les individus.

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Espace Public Le site des auditeurs des radios de Radio France

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