Deuxième épisode du feuilleton consacré à l’histoire d’un petit village ardéchois, où une communauté catholique et un collectif d’écologistes s’opposent autour du projet de construction d’une église. Rencontre avec les sœurs Gaëtane et Jeanne-Thérèse, membres de la Famille missionnaire de Notre-Dame.

Les sœurs Gaëtane (à gauche) et Jeanne-Thérèse (à droite) sont membres de la Famille missionnaire de Notre-Dame © Radio France / Caroline Gillet
Les sœurs Gaëtane (à gauche) et Jeanne-Thérèse (à droite) sont membres de la Famille missionnaire de Notre-Dame © Radio France / Caroline Gillet © Caroline Gillet

À Saint-Pierre-de-Colombier, petit village ardéchois de 400 âmes, une communauté religieuse catholique mène depuis 2015 un projet ambitieux pour y développer le tourisme religieux. Installée dans la vallée de la Bourges depuis les années 1940, la Famille missionnaire de Notre-Dame commence à se sentir à l’étroit. Elle a obtenu un permis de construire pour un complexe immobilier de plusieurs hectares dédié à l’accueil des pèlerins, comprenant un lieu de culte, un centre d’hébergement, une aire de retournement de bus et, pour relier ces structures, une passerelle, dont les fondations ont été construites dans le lit de la rivière Bourges.

Or, on est ici au cœur du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche et la rivière abrite huit espèces protégées. Le collectif Les Ami.es de la Bourges s’est créé en opposition au projet et revendique une meilleure prise en compte de la biodiversité. Ils ont lancé une ZAD - zone à défendre - en juin dernier et, depuis lors, les travaux ont été interrompus. Toute la semaine, Caroline Gillet vous propose de rencontrer les protagonistes qui se mobilisent pour et contre ce projet.

Épisode 2 : Sœur Gaëtane et Sœur Jeanne-Thérèse

Dans ce deuxième épisode, nous partons à la rencontre des sœurs Gaëtane, 34 ans, et Jeanne Thérèse, 31 ans, membres de la Famille missionnaire de Notre-Dame. Elles nous livrent leur version des faits. D’un côté, disent-elles, se trouvent les écologistes, pour lesquel·le·s la seule vérité de notre époque devrait être « Stop béton ». De l’autre, elles, pour qui la seule vérité, c’est « de regarder vers le ciel ».

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