Toute la semaine, Caroline Gillet enquête sur la place des femmes dans les grottes préhistoriques, mais aussi sur celles qui les étudient, en archéologie. Pour ce premier épisode, elle rencontre Ségolène Vandevelde, pionnière d'une méthode d'étude des concrétions calcaires, dans la grotte d'Arcy-sur-Cure, en Bourgogne.

Ségolène Vandevelde et François de la Varende, dans les grottes d'Arcy-sur-Cure
Ségolène Vandevelde et François de la Varende, dans les grottes d'Arcy-sur-Cure © Radio France / Caroline Gillet

Caroline Gillet, comme un avant-goût de sa Foule continentale, propose une série de reportages sur les questions éthiques qui se posent en archéologie et sur la place des femmes dans cette discipline. Le 6 octobre dernier avait lieu à Bruxelles la toute première journée d’études dans le monde francophone sur les féminismes et l'archéologie, intitulée "Égalité, Diversité et Convergence des luttes : pour une archéologie de la subversion".

Parmi les intervenantes : Ségolène Vandevelde, 28 ans, qui travaille à faire bouger les lignes. Elle explique que, souvent, en archéologie, les femmes, en raison de leurs supposées minutie et patience, sont cantonnées aux travaux de précision et d'analyse. Alors que les responsables de recherche sont presque exclusivement des hommes. Ségolène fait mentir ces statistiques. Elle travaille au développement d’une méthode pionnière qui porte le nom de fuliginochronologie. Elle permet d'étudier les traces de suies dans les concrétions calcaires, c’est-à-dire dans les stalactites et stalagmites pour en tirer des conclusions sur les dynamiques d'occupation des grottes. Ségolène Vandevelde travaille aujourd'hui dans les grottes d’Arcy-sur-Cure, dans l'Yonne. C’est là que se trouvent les peintures pariétales les plus anciennes accessibles au public en France. Visite guidée avec Ségolène et le propriétaire de la grotte, François de la Varende.

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