Troisième épisode d'un feuilleton de Caroline Gillet consacré à l’histoire d’un petit village en Ardèche, où une communauté catholique et un collectif d’écologistes s’opposent autour du projet de construction d’une église. Rencontre avec Mylène, enfant du pays.

À Saint-Pierre-de-Colombier, Mylène et son père rénovent la maison de leurs aïeux et s'inquiètent de la tournure que prend le village
À Saint-Pierre-de-Colombier, Mylène et son père rénovent la maison de leurs aïeux et s'inquiètent de la tournure que prend le village © Radio France / Caroline Gillet

À Saint-Pierre-de-Colombier, petit village ardéchois de 400 âmes, une communauté religieuse catholique mène depuis 2015 un projet ambitieux pour y développer le tourisme religieux. Installée dans la vallée de la Bourges depuis les années 1940, la Famille missionnaire de Notre-Dame commence à se sentir à l’étroit. Elle a obtenu un permis de construire pour un complexe immobilier de plusieurs hectares dédié à l’accueil des pèlerins, comprenant un lieu de culte, un centre d’hébergement, une aire de retournement de bus et, pour relier ces structures, une passerelle, dont les fondations ont été construites dans le lit de la rivière Bourges.

Or, on est ici au cœur du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche et la rivière abrite huit espèces protégées. Le collectif Les Ami.es de la Bourges s’est créé en opposition au projet et revendique une meilleure prise en compte de la biodiversité. Ils ont lancé une ZAD - zone à défendre - en juin dernier et, depuis lors, les travaux ont été interrompus. Toute la semaine, Caroline Gillet vous propose de rencontrer les protagonistes qui se mobilisent pour et contre ce projet.

Épisode 2 : Mylène

Dans ce troisième épisode, nous rencontrons Mylène, petite trentaine, qui a grandi dans le village, comme son père, ancien maire, et comme ses parents et grands-parents à lui. Depuis la maison d’enfance de Mylène, on voit, de l’autre côté de la rivière, l’actuelle église de 600 places, devenue trop petite. Mylène a proposé à Caroline Gillet de la rejoindre devant le chantier de la future "chapelle", où la ZAD s’était constituée plusieurs jours en juin dernier. C’est aujourd’hui un terrain vague entouré de barrières. Sur une cabine électrique, quelqu’un a tagué : “Laisse béton, Dieu est mort”.

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