Le 26 septembre 2019, près de 9000 m² de toiture en fibrociment, composé d'amiante, ont brûlé dans l'incendie de l'usine Lubrizol, à Rouen. Des habitants ont retrouvé des morceaux du toit dans leur jardin. Pourtant, dans les prélèvements effectués, on n'a pas retrouvé de trace d'amiante. Des prélèvements amateurs ?

Le nuage de fumée est allé jusqu'en Belgique
Le nuage de fumée est allé jusqu'en Belgique © SDIS 76

Dans l'incendie du 26 septembre 2019, la quasi totalité des 9000 m² du toit de l'usine en fibrociment a brûlé. Le fibrociment est composé de fibres d’amiante, classée cancérogène, mutagène et reprotoxique. 

Son usage est interdit en France depuis 1997. 

Des habitants ont retrouvé des morceaux du toit dans leur jardin, jusqu'à deux kilomètres de l'usine. 

Pourtant, d'après les prélèvements effectués, commandés par le préfet et par Lubrizol, il n'y aurait pas de trace d'amiante dans l'environnement. C'est impossible, pour Claude Danglot, médecin biologiste spécialiste de l'amiante, et chargé par le CHSCT du SDIS 76, de réaliser un rapport sur les conséquences de l'incendie sur la santé des pompiers de Rouen. Claude Danglot a épluché tous les résultats : pour lui, les prélèvements sur l'environnement ont été mal faits. 

La dispersion du toit en fibrociment fait partie des infractions qui valent à Lubrizol d’être mis en examen dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour mise en danger d’autrui.

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