Valérie s'inquiète aujourd'hui pour la santé des enfants qui fréquentent sa ferme, et pour la santé de ses animaux. Ses veaux nés juste après l'incendie de Lubrizol ont aujourd'hui des diarrhées inexpliquées. Est-ce lié à la pluie d'hydrocarbures qui s'est déversée sur ses terres ?

A Préaux (Seine-Maritime), le 26 septembre 2019
A Préaux (Seine-Maritime), le 26 septembre 2019 © Florence Brochoire

Suite de notre série de reportages, un an et trois mois après l’énorme incendie de l’usine Lubrizol et des entrepôts de Normandie Logistique.

C’était dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019, 10 000 tonnes de produits toxiques sont partis en fumée, provoquant un panache noir de 22 km de long, visible jusqu’en Belgique, et des retombées de suie d’hydrocarbure sur les jardins et les terres agricoles.

Reportage à 45 km de Rouen, à côté de Forges-Les-Eaux, à la campagne, là où les retombées de suie ont été les plus importantes, pour rencontrer Valérie, une productrice de lait, qui comme 3800 autres agriculteurs de 206 communes de Seine Maritime, a dû jeter ses récoltes, puis cesser de récolter pendant plusieurs semaines. Après l'incendie, 20 % des terres agricoles de Seine-Maritime avaient été frappées par des restrictions. 

Valérie s'inquiète aujourd'hui pour la santé des enfants qui fréquentent sa ferme, et pour la santé de ses animaux. Ses veaux nés juste après l'incendie de Lubrizol ont aujourd'hui des diarrhées inexpliquées. Est-ce lié à la pluie d'hydrocarbures qui s'est déversée sur ses terres ? 

Valérie aimerait pouvoir le savoir.

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  • ArnoLes yeux de ma mère (single version)1995
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