Quatrième et dernière partie de notre reportage sur les conséquences de l'incendie de Lubrizol, à Rouen. Aujourd'hui, nous nous intéressons aux indemnités compensatoires qui ont été versées aux agriculteurs par l'entreprise Lubrizol après l'incendie.

Pascal et son âne Chaussette travaillent ensemble depuis quatre ans à la ferme de la Cavée
Pascal et son âne Chaussette travaillent ensemble depuis quatre ans à la ferme de la Cavée © Stéphanie Petit

Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019, à Rouen (76), un énorme incendie ravageait l'usine Lubrizol, classée Seveso seuil haut, et les entrepôts de Normandie Logistique. 

Un an et trois mois après, nous retournons sur place.  

Aujourd'hui, nous nous intéressons aux indemnités compensatoires qui ont été versées aux agriculteurs par l'entreprise Lubrizol après l'incendie. 

Sur les 3800 agriculteurs dont la production a été impactée, seuls la moitié a été indemnisée. 

Et parmi ceux qui ont reçu de l'argent, certains n'ont pas été indemnisés à hauteur des pertes. 

Le problème, c'est qu'en acceptant l'argent de Lubrizol, les agriculteurs ont dû renoncer à tout recours contre le groupe, et hésitent à parler. 

Mais Pascal Hénache, maraîcher bio, a accepté de témoigner.  

Pascal Hénache, maraicher à la ferme de la Cavée, à Sommery (76), octobre 2019
Pascal Hénache, maraicher à la ferme de la Cavée, à Sommery (76), octobre 2019 / Simon Gouin
A la ferme de la cavée, on utilise 20 litres de gasoil au cours d’un an, grâce à un âne qui effectue le travail de la terre.
A la ferme de la cavée, on utilise 20 litres de gasoil au cours d’un an, grâce à un âne qui effectue le travail de la terre. / Simon Gouin

Lubrizol : les précédents reportages de cette série

Thèmes associés