Le secteur des grandes cultures est celui qui utilise le plus de glyphosate en France, compte-tenu de la taille des champs. Les producteurs de céréales biologiques développent tout un tas de pratiques pour s'en passer.

Antoine Dorel produit des céréales sans glyphosate près de Dijon. Il est en pleine conversion en bio.
Antoine Dorel produit des céréales sans glyphosate près de Dijon. Il est en pleine conversion en bio. © Radio France / Sandy Dauphin

Suite et fin de notre série de reportages consacrés aux alternatives au glyphosate (4/4) 

Ce jeudi 8 octobre, rencontre avec un producteur de céréales qui a décidé de renoncer au glyphosate. Antoine Dorel est céréalier  à Clénay près de Dijon et il a entamé sa conversion en agriculture bio il y a un an. 

Pour remplacer le désherbant le plus utilisé au monde, classé comme cancérigène probable par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer), les agriculteurs bio développent tout un tas de techniques.

Pour lutter contre les "mauvaises herbes », Antoine Dorel travaille ses sols et joue sur les rotations de culture.

Il pense s'y retrouver économiquement car le bio se vend à un prix plus élevé. Si l'on veut se passer de glyphosate en grandes cultures, c'est possible, dit-il, mais il faut accepter que notre alimentation coûte plus cher. 

Ce vendredi 9 octobre 2020, l'agence sanitaire Anses doit annoncer de nouvelles restrictions d'usage du glyphosate pour les viticulteurs, les arboriculteurs et les grandes cultures.