La mer qui avance. Une digue qui s’effrite. Que faire ? Protéger les terres à tout prix ou "lâcher l'affaire"? Dans le marais de Brouage, agriculteurs, élus, écologistes, débattent en ce moment de l'avenir de leur territoire.

Philippe Chatelier, devant les engins qui lui permettent d'exploiter le marais
Philippe Chatelier, devant les engins qui lui permettent d'exploiter le marais © Radio France / Julie Pietri

Si la mer monte et que la réserve naturelle de Moëze recule pour protéger ses oiseaux... ce sont les céréaliers alentours qui devront abandonner leurs terres. L'un des acteurs clefs, à ce sujet, s’appelle Philippe Chatelier. Ses parcelles où il cultive blé et maïs, en culture intensive, bordent la réserve. Ce sont donc ses champs, qui seront parmi les premiers concernés. Ils ont d'ailleurs été inondés à plusieurs reprises. 

Reculer? Partir? Philippe Chatelier, fatigué, ne l'exclue plus. Mais il faudrait, pour le convaincre, des compensations à la hauteur des efforts déployés par sa famille depuis plusieurs générations, pour cultiver ces terres. 

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