Troisième volet du "Retour en Australie", un an après les méga-incendies du "Black Summer" - noir été austral où 17 millions d’hectares de végétation sont partis en fumée, avec le philosophe de l’environnement Glenn Albrecht, qui cherche "des nouveaux mots pour un nouveau monde".

Glenn Albrecht chez lui dans sa Wallaby Farm, près de Newcastle en Australie
Glenn Albrecht chez lui dans sa Wallaby Farm, près de Newcastle en Australie © Radio France / Giv Anquetil

Glenn Albrecht s’est fait un nom en inventant en 2003 le terme de « solastalgie » pour décrire la détresse que provoque la disparition de son environnement. Un mot qui colle bien à l’air du temps dans les campagnes calcinées des Nouvelles Galles du Sud, surtout quand elles sont, en plus, dévorées par les mines géantes à ciel ouvert. C’était d’ailleurs le point de départ de sa réflexion, dans la Hunter Valley lacérée par les pelleteuses à charbon : qu’est-ce que ça nous fait quand la nature change autour de nous, irrémédiablement ? Et qui prend tout son sens après les incendies attisés par le changement climatique. Un nouveau mot pour un nouveau monde à l’ère de l’anthropocène, qu’il nous explique dans sa wallaby farm, où comme tout bon philosophe depuis Voltaire, il cultive son jardin. Sauf que son jardin à lui, il sent le roussi.

Glenn Albrecht "Les émotions de la terre, des nouveaux mots pour un nouveau monde", paru aux Ed Les Liens qui Libèrent, 2020.

Les wallabys viennent manger dans le jardin de Glenn Albrecht
Les wallabys viennent manger dans le jardin de Glenn Albrecht © Radio France / Giv Anquetil
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